La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a lancé la Phase 2 du Consortium panafricain pour les masters en traduction et interprétation de conférence (PAMCIT). Ce programme a pour objectif de fournir aux professionnels africains des langues les compétences indispensables pour évoluer au sein d’organisations internationales, d’institutions régionales telles que la CEDEAO et l’Union africaine, ainsi que d’autres entités multilingues.
Lors de l’événement organisé au sein de la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC) à Lomé, des bourses ont été octroyées à des étudiants de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, au Sénégal. Cet événement a également donné lieu à un engagement visant à soutenir l’Université de Lomé, au Togo, pour faire face aux défis des programmes de Master en Traduction et Interprétation de Conférence.
Une partie des célébrations du 50e anniversaire de la CEDEAO
Sous le thème « Promouvoir l’intégration régionale : la coopération institutionnelle et académique au service du multilinguisme », cet événement s’inscrit dans le cadre des célébrations du 50e anniversaire de la CEDEAO. Créée en 1975, cette organisation régionale compte actuellement 12 États membres suite au retrait officiel du Burkina Faso, du Mali et du Niger de la Communauté en janvier 2025.
Le PAMCIT a été instauré en 2009 en tant qu’initiative stratégique ayant pour objectif de renforcer les capacités de l’Afrique dans le domaine des services linguistiques de qualité supérieure, avec le soutien de l’Union européenne ainsi que de l’Office des Nations Unies à Nairobi (ONUN). Il est opérationnel grâce à un réseau de cinq universités africaines, chacune proposant un Master en interprétation de conférence ou en traduction aux étudiants les plus brillants des facultés spécialisées. D’après la CEDEAO, cette initiative vise également à encourager les jeunes Africains à ne pas quitter le continent pour accéder à une formation professionnelle reconnue à l’échelle internationale.