L’initiative pour la « Mobilisation innovante de capitaux en Afrique » (ICAMA, en anglais), vise, selon ses initiateurs, à mobiliser des capitaux à grande échelle en faveur de startups africaines opérant dans des secteurs à forte croissance comme la « fintech » (technologie financière) et le « mobile money » (paiement mobile), entre autres.
Lancée lors de la deuxième édition de la Conférence de Hambourg sur la durabilité (HSC, en acronyme anglais), tenue les 2 et 3 juin 2025 en Allemagne, ICAMA est un partenariat entre des institutions de financement du développement, des investisseurs, des leaders du secteur privé et des innovateurs locaux.
Ces partenaires, dont la Banque allemande de développement (KfW) qui agit pour le compte du gouvernement fédéral allemand, collaboreront pour « co-créer » des solutions de financement évolutives, durables et innovantes adaptées aux besoins spécifiques des startups africaines.
ICAMA va « concevoir, tester et lancer trois instruments de financement innovants d’ici à 2027 », selon l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ). Il s’agira aussi de « constituer un réseau international de haut niveau, avec un fort accent sur l’autonomisation des femmes dans la finance » et « d’accroître l’assistance technique pour renforcer les infrastructures d’investissement en Afrique », a-t-on ajouté.
En 2024, les startups africaines n’ont reçu que 0,8 pour cent du capital-risque mondial, a-t-on rappelé. En Afrique, ces jeunes pousses évoluent dans un écosystème défavorable à leur développement.
Il s’agit de l’impossibilité d’obtenir des financements auprès des banques qui refusent de les financer à cause du caractère « risqué » de ce type de projets, de l’absence de cadres réglementaires propices à l’innovation technologique et de la non-disponibilité de structures et infrastructures de soutien (incubateurs, accélérateurs, organes de labellisation, etc.).
Cette situation contraint les meilleurs talents africains à migrer vers l’occident, une fuite des cerveaux qui a un impact négatif sur les potentialités du continent en matière d’innovation.
dpa