{"id":63286,"date":"2026-01-13T21:32:09","date_gmt":"2026-01-13T21:32:09","guid":{"rendered":"https:\/\/www.imedias.net\/?p=63280"},"modified":"2026-01-13T21:32:09","modified_gmt":"2026-01-13T21:32:09","slug":"la-transition-energetique-africaine-offre-des-opportunites","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.imedias.net\/?p=63286","title":{"rendered":"La transition \u00e9nerg\u00e9tique africaine offre des opportunit\u00e9s"},"content":{"rendered":"<p>R\u00e9fl\u00e9chissons-y s\u00e9rieusement : aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;Afrique contribue \u00e0 moins de 5 % des \u00e9missions mondiales li\u00e9es \u00e0 l&rsquo;\u00e9nergie, alors qu&rsquo;elle abrite 19 % de la population mondiale. D&rsquo;ici 2060, la population du continent devrait atteindre 28 % du total mondial. Mais devinez quoi ? Au cours de la m\u00eame p\u00e9riode, sa part dans les \u00e9missions li\u00e9es \u00e0 l&rsquo;\u00e9nergie devrait rester modeste, \u00e0 9 %.<\/p>\n<p>Lorsque l&rsquo;on examine ces statistiques compil\u00e9es dans le rapport r\u00e9cemment publi\u00e9 par la Chambre africaine de l&rsquo;\u00e9nergie, intitul\u00e9 \u00ab State of African Energy: 2026 Outlook Report \u00bb (\u00c9tat de l&rsquo;\u00e9nergie en Afrique : perspectives pour 2026), il est \u00e9vident que la responsabilit\u00e9 de l&rsquo;Afrique dans le changement climatique est pour le moins minime. Et pourtant, les d\u00e9fenseurs occidentaux qui continuent de scander \u00ab NET-ZERO ! NET-ZERO ! \u00bb s&rsquo;attendent \u00e0 ce que leurs appels \u00e0 l&rsquo;\u00e9limination rapide des combustibles fossiles soient universellement adopt\u00e9s.<\/p>\n<p>Cela n&rsquo;a aucun sens.<\/p>\n<p>La faible consommation d&rsquo;\u00e9nergie par habitant place en fait l&rsquo;Afrique en position de mener les efforts mondiaux de d\u00e9carbonisation. Cependant, cette voie de d\u00e9veloppement \u00e0 faible \u00e9mission de carbone doit respecter les besoins uniques des Africains.<\/p>\n<p>Il est ind\u00e9niable que les limitations en mati\u00e8re d&rsquo;infrastructures rendent la d\u00e9carbonisation \u00e0 grande \u00e9chelle plus difficile sur le continent que dans d&rsquo;autres parties du monde. Le manque de capacit\u00e9 du r\u00e9seau, les lignes de transport obsol\u00e8tes et un d\u00e9ficit \u00e9nerg\u00e9tique important entravent l&rsquo;int\u00e9gration de projets d&rsquo;\u00e9nergie renouvelable \u00e0 grande \u00e9chelle, tels que les parcs solaires et \u00e9oliens. Une partie importante de la population n&rsquo;a pas acc\u00e8s \u00e0 une \u00e9lectricit\u00e9 fiable et le continent dans son ensemble est confront\u00e9 \u00e0 des d\u00e9ficits \u00e9nerg\u00e9tiques, ce qui signifie que les efforts de d\u00e9carbonisation doivent aller de pair avec la n\u00e9cessit\u00e9 fondamentale d&rsquo;\u00e9largir l&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 l&rsquo;\u00e9nergie.<\/p>\n<p>Pour relever ces d\u00e9fis en mati\u00e8re d&rsquo;infrastructures, il ne suffit pas de construire de nouveaux actifs, il faut \u00e9galement moderniser les r\u00e9seaux, promouvoir l&rsquo;efficacit\u00e9 \u00e9nerg\u00e9tique, am\u00e9liorer les environnements r\u00e9glementaires et favoriser l&rsquo;expertise locale.\u00a0 Dans le contexte des r\u00e9glementations sur les \u00e9missions \u00e9labor\u00e9es par l&rsquo;Organisation maritime internationale et l&rsquo;Union europ\u00e9enne, l&rsquo;Afrique a le potentiel pour devenir un important fournisseur de carburants verts. Mais ce potentiel ne peut \u00eatre atteint sans investissements importants dans la modernisation des infrastructures.<\/p>\n<p>Comme nous le savons tous, la transition vers une \u00e9conomie \u00e0 faible intensit\u00e9 de carbone n\u00e9cessite des investissements initiaux importants. De nombreux pays africains ont du mal \u00e0 obtenir les capitaux n\u00e9cessaires en raison des risques politiques et financiers per\u00e7us. Malgr\u00e9 les objectifs ambitieux de d\u00e9carbonisation fix\u00e9s par de nombreux gouvernements, l&rsquo;incoh\u00e9rence des politiques et la lenteur des processus d&rsquo;autorisation cr\u00e9ent une incertitude pour les investisseurs. La forte d\u00e9pendance \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard des exportations de combustibles fossiles signifie que de nombreux pays africains devront trouver un \u00e9quilibre d\u00e9licat entre la stabilit\u00e9 \u00e9conomique et la transition vers les \u00e9nergies propres.<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 sa d\u00e9pendance aux combustibles fossiles, le profil \u00e9nerg\u00e9tique en pleine \u00e9volution de l&rsquo;Afrique, qui inclut l&rsquo;hydrog\u00e8ne et les min\u00e9raux critiques, pourrait jouer un r\u00f4le essentiel dans l&rsquo;\u00e9volution du climat mondial.<\/p>\n<p><strong>D\u00e9velopper l&rsquo;hydrog\u00e8ne vert<\/strong><\/p>\n<p>Le rapport \u00ab 2026 Outlook \u00bb indique que d&rsquo;ici 2035, le continent pourrait produire plus de 9 millions de tonnes d&rsquo;hydrog\u00e8ne \u00e0 faible teneur en carbone par an. Atteindre ce volume pourrait \u00eatre essentiel pour les efforts de d\u00e9carbonisation du pays. Cela est rendu possible gr\u00e2ce aux vastes ressources solaires et \u00e9oliennes de l&rsquo;Afrique, \u00e0 la grande disponibilit\u00e9 des terres et \u00e0 la proximit\u00e9 des principaux march\u00e9s d&rsquo;exportation. En fait, notre rapport pr\u00e9voit que le continent deviendra un exportateur d&rsquo;hydrog\u00e8ne, soit en le transportant sous forme liquide par pipeline depuis l&rsquo;Afrique du Nord vers l&rsquo;Europe, soit en utilisant l&rsquo;ammoniac comme vecteur vers d&rsquo;autres march\u00e9s internationaux.<\/p>\n<p>Actuellement, les grands projets d&rsquo;hydrog\u00e8ne vert en Afrique sont concentr\u00e9s en Namibie, en Afrique du Sud, en Mauritanie, en \u00c9gypte et au Maroc. En 2022, ces quatre pays se sont associ\u00e9s \u00e0 deux autres, l&rsquo;\u00c9gypte et le Kenya, pour lancer l&rsquo;African Green Hydrogen Alliance (AGHA), qui promeut le leadership de l&rsquo;Afrique dans le d\u00e9veloppement de l&rsquo;hydrog\u00e8ne vert. Comptant d\u00e9sormais 11 membres, l&rsquo;AGHA pr\u00e9voit que les exportations d&rsquo;hydrog\u00e8ne vert du continent atteindront 40 m\u00e9gatonnes d&rsquo;ici 2050.<\/p>\n<p>La Namibie est un leader dans le d\u00e9veloppement de l&rsquo;hydrog\u00e8ne vert, en particulier pour l&rsquo;exportation. Le projet Hyphen, d&rsquo;une valeur de 10 milliards de dollars, d\u00e9velopp\u00e9 par la soci\u00e9t\u00e9 namibienne Hyphen Hydrogen Energy, une coentreprise entre la soci\u00e9t\u00e9 \u00e9nerg\u00e9tique allemande Enertrag et Nicholas Holdings, pr\u00e9voit de produire plus de 300 000 tonnes d&rsquo;hydrog\u00e8ne vert par an, destin\u00e9es \u00e0 l&rsquo;exportation vers l&rsquo;Europe.<\/p>\n<p>Un autre partenariat namibien-allemand est l&rsquo;usine sid\u00e9rurgique verte HyIron Oshivela, qui utilise un \u00e9lectrolyseur de 12 MW, aliment\u00e9 par un parc solaire d&rsquo;environ 25 MW et un grand syst\u00e8me de batteries, pour produire de l&rsquo;hydrog\u00e8ne vert. L&rsquo;hydrog\u00e8ne est ensuite utilis\u00e9 pour \u00e9liminer l&rsquo;oxyg\u00e8ne du minerai de fer afin de cr\u00e9er du fer de r\u00e9duction directe (DRI), une mati\u00e8re premi\u00e8re essentielle pour la fabrication d&rsquo;acier \u00e0 faible teneur en carbone.<\/p>\n<p>Parall\u00e8lement, la construction du Daures Green Hydrogen Village, la premi\u00e8re installation enti\u00e8rement int\u00e9gr\u00e9e de production d&rsquo;hydrog\u00e8ne vert et d&rsquo;engrais en Afrique, est en cours. Elle combinera les \u00e9nergies renouvelables et l&rsquo;agriculture durable.<\/p>\n<p>L&rsquo;Afrique du Sud voisine a cr\u00e9\u00e9 une \u00ab Hydrogen Valley \u00bb nationale, qui abrite plusieurs projets \u00e0 grande \u00e9chelle qui doivent leur succ\u00e8s en grande partie aux investissements publics et priv\u00e9s. Le Coega Green Ammonia Project est une usine de 5,7 milliards de dollars am\u00e9ricains construite par Hive Hydrogen et Linde, qui devrait produire jusqu&rsquo;\u00e0 1,2 million de tonnes d&rsquo;ammoniac vert par an. Le Prieska Power Reserve Project, situ\u00e9 dans le Cap-Nord, devrait commencer \u00e0 produire de l&rsquo;hydrog\u00e8ne vert et de l&rsquo;ammoniac \u00e0 partir d&rsquo;\u00e9nergie solaire et \u00e9olienne d\u00e8s l&rsquo;ann\u00e9e prochaine. En ao\u00fbt 2023, Sasol a lanc\u00e9 l&rsquo;exploitation du Sasolburg Green Hydrogen Pilot. Ce programme pilote est capable de produire jusqu&rsquo;\u00e0 5 tonnes d&rsquo;hydrog\u00e8ne vert par jour. Et un consortium connu sous le nom de HySHiFT Project cherche \u00e0 produire du carburant aviation durable (SAF) \u00e0 partir d&rsquo;hydrog\u00e8ne vert dans des installations existantes.<\/p>\n<p>Au nord, la Mauritanie poursuit des \u00ab m\u00e9gaprojets \u00bb \u00e0 grande \u00e9chelle afin de tirer parti de son vaste potentiel \u00e9olien et solaire. Le projet Nour (Aman) est l&rsquo;un des plus grands projets d&rsquo;hydrog\u00e8ne vert en Afrique. Le d\u00e9veloppeur CWP Global esp\u00e8re produire 1,7 million de tonnes d&rsquo;hydrog\u00e8ne vert par an. Le gouvernement mauritanien a \u00e9galement conclu un accord distinct de 34 milliards de dollars avec Conjuncta pour d\u00e9velopper une installation d&rsquo;hydrog\u00e8ne vert de 10 GW.<\/p>\n<p>Plus au nord, le Maroc se distingue comme l&rsquo;un des premiers pays africains \u00e0 avoir \u00e9labor\u00e9 une strat\u00e9gie nationale en mati\u00e8re d&rsquo;hydrog\u00e8ne vert. Il se positionne d\u00e9sormais pour exporter vers l&rsquo;Europe en allouant des terrains importants \u00e0 proximit\u00e9 des ports et en investissant dans des infrastructures partag\u00e9es afin de faciliter la production et l&rsquo;exportation. Des projets sont en cours en collaboration avec des entit\u00e9s telles que TotalEnergies et la Banque europ\u00e9enne d&rsquo;investissement.<\/p>\n<p>L&rsquo;\u00c9gypte s&rsquo;efforce \u00e9galement de devenir une plaque tournante r\u00e9gionale pour l&rsquo;hydrog\u00e8ne et ses d\u00e9riv\u00e9s, en mettant l&rsquo;accent sur la zone \u00e9conomique du canal de Suez (SCEZ). La SCEZ a d\u00e9j\u00e0 un impact : l&rsquo;usine d&rsquo;Ain Sokhna, situ\u00e9e dans la zone, est la premi\u00e8re usine de production d&rsquo;hydrog\u00e8ne vert op\u00e9rationnelle en Afrique. Le gouvernement \u00e9gyptien a \u00e9galement sign\u00e9 de nombreux accords internationaux et obtenu plus de 17,4 milliards de dollars d&rsquo;engagements d&rsquo;investissement pour plusieurs grands projets d&rsquo;hydrog\u00e8ne vert.<\/p>\n<p><strong>Diversification critique<\/strong><\/p>\n<p>Outre son immense potentiel en mati\u00e8re d&rsquo;hydrog\u00e8ne vert, l&rsquo;Afrique abrite \u00e9galement certains des gisements les plus riches au monde de min\u00e9raux essentiels tels que le cobalt, le cuivre, l&rsquo;or, le lithium et les m\u00e9taux du groupe du platine (MGP). Comme le pr\u00e9voit le rapport \u00ab<a href=\"https:\/\/energychamber.org\/report\/the-state-of-the-african-energy-2026-outlook-report\/#prId=365966\"> 2026 Outlook<\/a> \u00bb, cette richesse positionne le continent comme un acteur central de la cha\u00eene d&rsquo;approvisionnement mondiale pendant la transition \u00e9nerg\u00e9tique.<\/p>\n<p>Nous pr\u00e9voyons que la demande en min\u00e9raux essentiels quintuplera d&rsquo;ici 2035. Cela signifie que les pays africains riches en min\u00e9raux sont en passe d&rsquo;acqu\u00e9rir une position strat\u00e9gique importante dans l&rsquo;industrie, avec des opportunit\u00e9s tout au long de la cha\u00eene de valeur, de l&rsquo;extraction au traitement en passant par le raffinage, \u00e0 condition qu&rsquo;ils parviennent \u00e0 attirer des investissements soutenus dans les infrastructures, la gouvernance et le d\u00e9veloppement des comp\u00e9tences.<\/p>\n<p>La poursuite des investissements est la cl\u00e9 du succ\u00e8s de ce secteur. Et la bonne nouvelle, c&rsquo;est que les gouvernements d&rsquo;autres r\u00e9gions (en particulier les \u00c9tats-Unis et la Chine) se bousculent pour conclure des accords bilat\u00e9raux avec les pays africains afin de garantir l&rsquo;acc\u00e8s aux min\u00e9raux, de promouvoir les coentreprises et d&rsquo;int\u00e9grer les cha\u00eenes de valeur min\u00e9rales.<\/p>\n<p>Au cours de l&rsquo;ann\u00e9e \u00e9coul\u00e9e, la R\u00e9publique d\u00e9mocratique du Congo (RDC) a \u00e9t\u00e9 le premier producteur mondial de cobalt et le deuxi\u00e8me producteur de cuivre. Comme nous l&rsquo;avons signal\u00e9, la RDC abritait sept des dix premi\u00e8res mines productrices de cobalt en 2024. Mais en f\u00e9vrier 2025, le gouvernement a impos\u00e9 une interdiction d&rsquo;exportation afin de freiner l&rsquo;offre exc\u00e9dentaire et de stabiliser la chute des prix. Bien que l&rsquo;interdiction ait \u00e9t\u00e9 lev\u00e9e en octobre, elle a \u00e9t\u00e9 remplac\u00e9e par un syst\u00e8me de quotas stricts visant \u00e0 r\u00e9guler la production mini\u00e8re et les exportations jusqu&rsquo;en 2027 au plus t\u00f4t.<\/p>\n<p>La RDC rejoint \u00e9galement le Zimbabwe, le Mali, le Ghana et la Namibie parmi les principaux producteurs de lithium. Ce groupe de pays a produit 124 230 tonnes m\u00e9triques d&rsquo;\u00e9quivalent carbonate de lithium (LCE) en 2024, et la production devrait augmenter de plus de 150 % d&rsquo;ici 2030. Comme le souligne le rapport \u00ab 2026 Outlook \u00bb, les mines de lithium africaines sont comp\u00e9titives en termes de co\u00fbts, ce qui en fait une cible d&rsquo;investissement id\u00e9ale. Jusqu&rsquo;\u00e0 pr\u00e9sent, plusieurs projets ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9s rapidement et \u00e0 des co\u00fbts d&rsquo;investissement relativement faibles, en particulier au Mali et au Zimbabwe.<\/p>\n<p>Quant au Zimbabwe, son importance strat\u00e9gique dans la cha\u00eene d&rsquo;approvisionnement en lithium ne cesse de cro\u00eetre : en 2024, il abritait deux des dix premi\u00e8res mines productrices de lithium au monde, repr\u00e9sentant ensemble 7,42 % de la production mondiale de lithium. Le Zimbabwe est \u00e9galement \u00e0 la pointe des efforts d&rsquo;enrichissement, ayant interdit les exportations de minerai de lithium et introduit une redevance de 2 % sur les ventes de lithium, tout en d\u00e9veloppant une raffinerie de 450 millions de dollars dans le parc industriel de Mapinga.<\/p>\n<p><strong>Lib\u00e9rer notre potentiel min\u00e9ral<\/strong><\/p>\n<p>Sur la base de nos recherches, les Perspectives 2026 pr\u00e9sentent plusieurs strat\u00e9gies qui, selon nous, contribueront \u00e0 lib\u00e9rer le potentiel de l&rsquo;Afrique en aval dans un paysage minier mondial en rapide \u00e9volution.<\/p>\n<p>D&rsquo;une part, des cadres r\u00e9glementaires stables et transparents sont indispensables. Pour garantir des investissements \u00e0 long terme et coh\u00e9rents dans les infrastructures de raffinage et de transformation, il faut un environnement juridique et fiscal pr\u00e9visible. Les gouvernements doivent faire de la clart\u00e9 r\u00e9glementaire une priorit\u00e9, en rationalisant les processus d&rsquo;octroi de permis et en veillant \u00e0 une application coh\u00e9rente de la r\u00e9glementation afin d&rsquo;attirer les capitaux nationaux et \u00e9trangers.<\/p>\n<p>La promotion de la coop\u00e9ration r\u00e9gionale et le partage des infrastructures d&rsquo;\u00e9nergie propre constituent une autre strat\u00e9gie. Les gouvernements et les blocs r\u00e9gionaux devraient se concentrer sur les investissements dans les infrastructures industrielles communes, telles que les routes, les chemins de fer et les corridors d&rsquo;\u00e9nergie renouvelable, afin de soutenir les p\u00f4les de transformation. La coop\u00e9ration r\u00e9gionale \u2014 normalisation des politiques d&rsquo;exportation, des normes environnementales et des incitations \u00e0 l&rsquo;investissement au-del\u00e0 des fronti\u00e8res \u2014 est essentielle pour surmonter la fragmentation des march\u00e9s africains et la situation g\u00e9ographique enclav\u00e9e de nombreux pays riches en ressources.<\/p>\n<p>Nous devons \u00e9galement intensifier nos efforts pour renforcer les capacit\u00e9s techniques locales et permettre le transfert de technologies. Les ambitions de l&rsquo;Afrique en mati\u00e8re de raffinage sont entrav\u00e9es par la p\u00e9nurie de main-d&rsquo;\u0153uvre qualifi\u00e9e et l&rsquo;acc\u00e8s limit\u00e9 aux technologies de transformation avanc\u00e9es. Les gouvernements devraient offrir des incitations \u00e0 l&#8217;embauche locale,\u00a0\u00e0 la formation et \u00e0 la R&amp;D, en encourageant les partenariats avec les universit\u00e9s, les instituts techniques et les agences de d\u00e9veloppement international afin d&rsquo;acc\u00e9l\u00e9rer le d\u00e9veloppement de la main-d&rsquo;\u0153uvre et le transfert de connaissances.<\/p>\n<p>Dans le m\u00eame temps, nous devons \u00e9viter les violations des droits de l&rsquo;homme qui ont entach\u00e9 d&rsquo;autres industries extractives en Afrique. Nos r\u00e9glementations doivent donner la priorit\u00e9 \u00e0 la dignit\u00e9 humaine et \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 sur le lieu de travail, avec des directives qui criminalisent le travail des enfants, prot\u00e8gent les populations autochtones, pr\u00e9servent l&rsquo;environnement physique local et favorisent des conditions de vie et de travail saines.<\/p>\n<p>Les dirigeants africains doivent saisir cette occasion pour progresser dans la cha\u00eene de valeur vers la transformation et le raffinage. Le continent peut et va lib\u00e9rer une valeur \u00e9conomique significative pour aider les nations \u00e0 sortir de la pauvret\u00e9 \u00e9nerg\u00e9tique, \u00e0 condition que les gouvernements encouragent des investissements durables dans les infrastructures, la gouvernance et le d\u00e9veloppement des comp\u00e9tences.<\/p>\n<p><strong>Par NJ Ayuk<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>R\u00e9fl\u00e9chissons-y s\u00e9rieusement : aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;Afrique contribue \u00e0 moins de 5 % des \u00e9missions mondiales li\u00e9es \u00e0 l&rsquo;\u00e9nergie, alors qu&rsquo;elle abrite 19 % de la population mondiale. D&rsquo;ici 2060, la population du continent devrait atteindre 28 % du total mondial. Mais devinez quoi ? 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