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Guinée : les négociations reprennent dans l’éducation sur fond de divisions syndicales

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les discussions entre le gouvernement et l’intersyndicale de l’éducation reprennent ce vendredi 2 janvier au ministère de la Fonction publique, après une suspension intervenue le 16 décembre à la demande des autorités. Cette pause devait permettre des consultations techniques, notamment sur les implications financières des revendications portées par les syndicats.

La reprise des pourparlers s’effectue toutefois dans un contexte délicat, marqué par de profondes divergences internes au sein de l’intersyndicale, qui regroupe le FSPE, le SLECG et le SNE.

Grève annoncée par une partie des syndicats

Deux des trois composantes de l’intersyndicale, le FSPE et le SNE, adoptent une ligne dure. Estimant que le dialogue n’a pas permis d’obtenir des avancées concrètes sur leurs revendications majeures, elles jugent la grève désormais inévitable. Les deux structures appellent les enseignants à observer un arrêt de travail à partir du 5 janvier, jusqu’à la satisfaction de leurs exigences.

Parmi les principales revendications figurent la signature du statut particulier révisé, l’intégration des enseignants contractuels à la fonction publique et le paiement des salaires en retard de nombreux enseignants.

« On peut poursuivre les négociations tout en étant en grève », affirme Michel Pépé Balamou, secrétaire général du SNE, qui accuse les autorités de manque de sincérité dans la conduite des discussions.

Le SLECG mise sur la poursuite du dialogue

À l’inverse, le SLECG se montre plus conciliant. Ses dirigeants estiment que le gouvernement fait preuve de bonne volonté et mettent en avant les avancées obtenues à travers le protocole d’accord signé le 2 décembre dernier. Convaincus d’une issue prochaine concernant le statut particulier des enseignants, ils appellent à maintenir un climat de dialogue afin d’éviter une nouvelle paralysie du système éducatif.

Un front syndical fragilisé

Ces divergences stratégiques affaiblissent l’intersyndicale au moment où les discussions reprennent avec le gouvernement. Sur le terrain, cette situation fait craindre des tensions entre enseignants, alors que le secteur éducatif reste confronté à des difficultés structurelles et à des revendications sociales persistantes.

Un rôle clé pour le médiateur social

Dans ce contexte, le Conseil National du Dialogue Social (CNDS) est appelé à jouer un rôle central. Son président devra tenter de rapprocher les positions des différentes composantes syndicales avant l’ouverture des discussions de fond avec le gouvernement. Une médiation jugée essentielle pour préserver la stabilité sociale et éviter une nouvelle crise dans le secteur de l’éducation.

Imedias.net