Les Forces Vives de Guinée (FVG) ont exprimé leur indignation face à ce qu’elles considèrent comme une tentative délibérée du Comité National du Rassemblement et du Développement (CNRD) de réduire, voire d’éliminer, certains des partis politiques les plus influents du pays. Selon les FVG, la junte, qui gouverne la Guinée depuis le coup d’État de septembre 2021, aurait initié une évaluation controversée des partis politiques dans le mais de neutraliser ceux qui représentent une opposition significative.
À l’issue de cette évaluation, certains partis ont été validés, tandis que d’autres ont été dissous, suspendus ou placés sous observation, sans véritable fondement démocratique. Les Forces Vives de Guinée dénoncent fermement cette démarche, qu’elles jugent non seulement illégitime mais également contraire aux principes fondamentaux de la démocratie. Selon elles, c’est au peuple guinéen, lors d’élections libres, transparentes et inclusives, de décider des partis politiques qui méritent de représenter leur voix. Un processus qui, selon les FVG, a été préférablement manipulé par le CNRD afin de servir les intérêts politiques du Colonel Mamadi Doumbouya et de sa junte.
Les FVG estiment que cette manœuvre a pour but d’affaiblir l’opposition politique en Guinée, en particulier les partis représentés au sein de l’organisation, qui, selon eux, rassemblent environ 95 % des voix des Guinéens. L’objectif sous-jacent, selon cette analyse, serait d’assurer la domination politique du CNRD en vue de créer une illusion de légitimité, notamment à travers une élection marquée par des pratiques douteuses, ce qui constituerait, selon les Forces Vives, une violation flagrante de la Charte de la Transition.
Une répression qui ne fait qu’aggraver la situation
Les Forces Vives ne se contentent pas de dénoncer cette tentative de manipulation politique. Elles attirent également l’attention sur une série de violations des droits humains et des libertés fondamentales qui, selon elles, se multiplient sous la junte. Parmi les accusations portées contre le gouvernement militaire, on trouve des détentions arbitraires, des disparitions forcées et des poursuites judiciaires sans fondement à la rencontre de nombreux dirigeants politiques et acteurs de la société civile. À cela s’ajoutent des restrictions sévères sur la liberté de la presse, ainsi que des abus de pouvoir tels que des meurtres de manifestants et des décès suspects de personnalités civiles et militaires en détention.
Les FVG expriment leur solidarité envers les partis politiques visés par cette répression, notamment le RPG Arc-en-ciel, l’UFR et l’UFDG, ainsi que toutes les victimes innocentes de cette oppression croissante. Dans une déclaration poignante, elles dénoncent cette « folie liberticide » du CNRD et appellent l’opinion nationale et internationale à prendre conscience des menaces qui pèsent sur la démocratie et l’État de droit en Guinée.
Face à cette situation, les Forces Vives de Guinée appellent les citoyens à se mobiliser pour défendre leurs droits et leurs libertés. Elles exigent un retour rapide à l’ordre constitutionnel, dans le respect strict des dispositions de la Charte de la Transition. Pour les FVG, il est impératif de rétablir une gouvernance démocratique en Guinée, où le respect des principes de la séparation des pouvoirs et des droits civils et politiques serait garanti.
Cet appel à la mobilisation s’inscrit dans un contexte de tensions politiques croissantes, où de nombreuses voix s’élèvent contre le pouvoir militaire, appelant à un retour aux élections libres et transparentes et à la restauration de la démocratie en Guinée.
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