Dans le cadre du renforcement de son architecture sécuritaire, la Guinée a inauguré deux infrastructures majeures : la Caserne de la Compagnie Mobile d’Intervention et de Sécurité (CMIS) n°22 à Cimenterie et le commissariat central de Danompa. Ces équipements, désormais opérationnels, portent à 18 le nombre total d’infrastructures sécuritaires construites depuis le 5 septembre 2021, confirmant une trajectoire de modernisation accélérée au sein du ministère de la Sécurité et de la Protection Civile.
Ces nouvelles infrastructures s’inscrivent dans une stratégie sécuritaire structurée, pilotée par le Président Mamadi Doumbouya, visant à restaurer l’autorité de l’État et à améliorer la stabilité intérieure.
Le ministre de la Sécurité, le Général Bachir Diallo, a rappelé que cette démarche repose sur une progression continue :
« Cette vision se concrétise infrastructure après infrastructure et réforme après réforme », a-t-il souligné, indiquant que les réalisations actuelles sont destinées à combler des déficits capacitaires identifiés et à renforcer la présence opérationnelle des unités de police.
Les infrastructures inaugurées répondent aux exigences d’une police moderne, mieux équipée et capable de faire face à une diversification croissante des menaces : urbanisation rapide, criminalité organisée, risques liés aux mouvements de foule, et nouveaux défis socio-économiques.
Le Premier ministre a précisé que ces investissements font partie d’un engagement global visant à doter les forces de sécurité d’une base logistique et infrastructurelle robuste :
« Le respect de l’autorité de l’État passe par des services capables d’assumer efficacement leurs missions régaliennes », a-t-il affirmé.
Au-delà de Conakry, des infrastructures similaires ont été déployées dans plusieurs régions du pays pour soutenir la présence territoriale des forces de police, répondre aux besoins locaux et renforcer les capacités de réaction.
CMIS n°22 de Cimenterie : un outil de maîtrise des crises urbaines
Implantée sur 4 500 m², la CMIS n°22 est conçue pour accueillir et déployer rapidement des unités d’intervention. Elle comprend : un bloc administratif destiné à la coordination des opérations, un bloc opérationnel dédié aux sections de police mobile, un bloc de services complémentaires, incluant logistique et appui technique, ainsi que des installations annexes permettant le maintien en condition opérationnelle (MCO) des équipements.
Cette unité renforcera la capacité d’intervention rapide, notamment pour les opérations de maintien et de rétablissement de l’ordre, ainsi que pour les interventions à haut risque.
Commissariat central de Danompa : un renforcement du maillage territorial
L’infrastructure comprend : un bâtiment principal (6 bureaux au premier niveau, 3 bureaux + 1 salle de réunion au second), un bâtiment d’identification judiciaire doté de 7 bureaux spécialisés.
Cette configuration renforce les capacités d’enquête, d’accueil du public, d’investigation criminelle et de coordination locale, améliorant ainsi la chaîne de traitement de l’information policière.
Une prochaine phase axée sur les technologies avancées
Le Premier ministre a annoncé qu’en 2026, une nouvelle étape sera franchie à travers l’intégration de technologies avancées. Cette évolution pourrait inclure des systèmes numériques de gestion opérationnelle, des solutions de surveillance intelligente, des équipements de communication sécurisés, des outils d’analyse et de criminalistique modernisés. Cette perspective marque une volonté d’arrimer la sécurité intérieure aux standards internationaux tout en anticipant l’évolution des menaces.
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