À Conakry, le président de la transition, Mamadi Doumbouya, a dirigé jeudi 27 novembre, au Palais Mohammed V, la deuxième session du Conseil Supérieur de Défense Nationale (CSDN), une instance chargée de définir les grandes orientations en matière de sécurité et de défense. La réunion intervient à moins de quatre semaines de la présidentielle prévue le 28 décembre, dans un contexte où les autorités souhaitent garantir un climat “sécurisé et stable”.

Autour du chef de l’État étaient réunis le Premier ministre Amadou Oury Bah, les principaux responsables civils de la Présidence, plusieurs membres du gouvernement ainsi que les hauts commandants des forces de défense et de sécurité. Une mobilisation décrite par les autorités comme un signal d’« unité institutionnelle » face aux défis sécuritaires du moment.
Dans son intervention, Mamadi Doumbouya a rappelé que la protection des populations et l’intégrité du territoire demeurent « une priorité absolue ». Il a exhorté l’appareil sécuritaire à renforcer l’efficacité de ses dispositifs, tout en veillant à la « sérénité indispensable » à la paix publique.
Le président a insisté sur la sécurisation du processus électoral, « avant, pendant et après le vote », afin de garantir à chaque électeur la possibilité de voter librement et dans le calme. Il a également demandé que la libre circulation des personnes et des biens soit pleinement assurée sur l’ensemble du territoire.
La mise en œuvre opérationnelle de ces directives a été confiée à la Commission Nationale de Défense et de Sécurité, chargée de traduire ces orientations en mesures concrètes dans les semaines à venir.
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