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Feguifoot : Un champion d’Afrique candidat pour diriger le Syli National
Published
6 mois agoon
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Med Sesay
Alors que la date limite pour le dépôt des candidatures au poste de sélectionneur du Syli National approche, plusieurs profils continuent d’émerger. Dans notre volonté de donner la parole aux aspirants entraîneurs, nous avons tendu le micro à un nouveau candidat. Il s’agit de Jonas Kokou Komla. Ce technicien togolais, vainqueur de la CAN U17 avec le Mali, a officiellement manifesté son intérêt pour diriger l’équipe nationale guinéenne.

Ambitieux, il se fixe pour mission de hisser la Guinée parmi les grandes nations du football africain. Et de redonner à ce pays sans place d’antan sur l’échiquier mondial et africain. Dans une interview exclusive accordée à Imedias, le coach d’origine malienne dévoile sa vision pour le Syli National. Fort d’une expérience solide sur le continent africain, il ambitionne de remettre l’équipe sur les bons rails et de lui redonner son éclat d’antan.

Pour cela, il envisage de construire un collectif fort, avec en figure de proue l’attaquant Serhou Guirassy. Jonas Kokou Komla expose également les motivations de sa candidature, animé par le désir de relever un nouveau défi et d’apporter sa contribution à la réussite du football guinéen.
Bonne lecture à tous !
Imedias : Bonjour M. Komla, pouvez-vous nous parler de votre parcours et des principales réalisations qui ont marqué votre carrière d’entraîneur jusqu’à présent ?

Jonas : « Je suis Jonas Kokou Komla. Je suis entraîneur de football de nationalité Togolo-malienne. Parce que mon père est togolais et ma maman est malienne. J’ai fait tout mon cursus scolaire et sportif au Mali. J’ai joué au Djoliba AC de Bamako. Et j’ai été entraîneur dans ce même club, l’un des grands clubs du Mali. Pratiquement, toutes mes formations d’entraîneur, je les ai faites au Mali. Très jeune, après je suis parti à l’extérieur où j’ai été sélectionneur national adjoint de l’équipe A des Menas du Niger en 2005 au compte des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations au Ghana. Après, j’ai été entraîneur aux Émirats Arabes Unis avec BANIYAS SPORTS CLUB. J’ai fait Salitas FC du Burkina Faso. Puis, je suis revenu au Mali prendre la sélection U17 avec qui j’ai remporté la CAN au Gabon. On a été demi-finaliste de la Coupe du monde en Inde. Par la suite, je suis allé à Djibouti pour prendre la sélection dame U20. J’y ai passé deux ans (2018-2020). Après cette aventure, je suis encore revenu au Mali où j’ai pris l’AS Performance en première division. Derrière, je me suis rendu au Togo pour prendre l’ASCK (2020) où j’ai passé plusieurs années. Je cumulais le poste d’entraîneur de l’ASCK avec le poste de sélectionneur par intérim des Éperviers du Togo avant l’arrivée de Paulo Duarte. Et je suis devenu son adjoint pendant deux ans en même temps j’étais le sélectionneur de l’équipe locale du Togo. Actuellement, je suis selectionneur de l’équipe dame A de Djibouti »
Imedias : Qu’est-ce qui vous a particulièrement motivé à briguer le poste de sélectionneur du Syli National ?

Jonas : « Quand j’ai vu que la Guinée est à la recherche d’un sélectionneur, je me dis pourquoi pas de postuler. Parce qu’aujourd’hui, je remplis tous les critères pour être sélectionneur. J’ai un vécu du football africain. Avec ma petite expérience et ma vision du football africain, je suis connaisseur du football africain et je me dis que je peux le mettre au service du football guinéen. Du moment où j’ai vécu au Mali, et le Mali et la Guinée ce sont deux mêmes pays. Avec cette expérience du football africain, je me dis que je peux vraiment mettre cette expérience au profit du football guinéen. C’est ce qui m’a motivé à postuler. Je me dis pourquoi ne pas tenter et emmener ce nouveau souffle à cette équipe nationale de Guinée, qui a du potentiel et qui regorge des talents et avoir une nouvelle vision de la sélection nationale. C’est ce qui a motivé ma candidature »
Imedias : Selon vous, en quoi êtes-vous le profil le mieux placé pour relancer le Syli National ?

Jonas : « Mon parcours est un parcours qui prouve que j’ai beaucoup travaillé dans les sélections nationales. J’ai les atouts nécessaires pour être sélectionneur de la Guinée. Parce que j’ai été sélectionneur à plusieurs niveaux et dans plusieurs pays. Sélectionneur national adjoint du Niger, sélectionneur national par intérim du Togo. D’ailleurs, quand j’étais sélectionneur par intérim du Togo, j’ai eu affaire un match amical contre la Guinée en Turquie. Mon équipe avait gagné ce jour-là (2-1). Je me dis qu’avec toute cette expérience, étant que j’ai été adjoint au Togo pendant des années, je peux apporter ma contribution au football guinéen. J’ai tout ce qu’il faut. J’ai les atouts pour ça. Je veux insuffler une nouvelle dynamique au sein de cette équipe nationale qui regorge du potentiel. Je veux donner plus de valeurs au football local. Emmener les joueurs locaux à titiller les professionnels, c’est très important. C’est ce que je ferai chaque regroupement de la sélection A. Avant le grand regroupement, je ferai toujours des petits regroupements avec les joueurs locaux. Montrer à ces joueurs de l’étranger que pour venir en sélection il faut mériter. Et c’est dire que ces joueurs qui vont venir de l’extérieur doivent savoir que sur le plan local, il y a du potentiel. Emmener beaucoup plus de discipline, plus de rigueur au sein de la sélection, parce que c’est très important. La base de tout, c’est d’abord la discipline et c’est la rigueur. Et chercher à gagner et se qualifier pour les compétitions internationales et aller titiller le trophée. Parce que la Guinée, c’est un pays de football. On va chercher à se qualifier pour une coupe du monde. Mais d’abord, il faudra un nouveau management, une nouvelle organisation et une nouvelle dynamique pour mettre en place le football local. Et je m’engage à résider sur place si toute fois je suis nommé sélectionneur pour offrir beaucoup plus de chances aux joueurs locaux »
Imedias : Si vous êtes nommé à la tête du Syli National, quelles seront vos priorités dès votre prise de fonction ?
Jonas : « La première des choses que les gens ne doivent pas oublier, c’est que la Guinée est un pays de football. La Guinée a eu des grands joueurs de football. Aujourd’hui, on ne peut pas parler du football africain sans parler de la Guinée. C’est impossible. Avec cette non qualification pour la CAN 2025, il faudra emmener un nouveau management et un nouveau souffle, c’est très important. Donner une nouvelle vie à la sélection nationale de Guinée. Emmener ces joueurs à se dire que quand on vient en selection, c’est pour mouiller le drapeau. Ce n’est pas pour venir prendre les primes et tout. C’est de venir se battre, gagner des matchs et se qualifier pour la CAN pour qu’on parle de la Coupe du monde. Parce que la Guinée est un pays de football. On va essayer de de travailler sur ça et emmener cet esprit de gagne. On voudra emmener aussi la concurrence positive entre ces professionnels qui vont venir et les joueurs locaux. C’est-à-dire, donner plus d’accent au football local. Ce sera de dire qu’on vient en sélection par la méritocratie. Les joueurs qui méritent viendront en sélection. Et quand on vient en sélection, c’est pour se battre pour que la Guinée puisse retrouver sa place sur l’échiquier continental et mondial »
Imedias : Quelle vision portez-vous pour le Syli National si vous en devenez le sélectionneur ?
Jonas : « J’ai cette ambition de prouver de quoi je suis capable et puis, j’ai une bonne connaissance du football africain. J’ai un vécu sur le plan Africain. J’ai cette envie de me battre et donner le meilleur de moi-même de remettre la Guinée à un certain niveau où elle était avant. Je pense qu’aujourd’hui, le profil, il est là. Surtout, je vais rester sur place. Je vais donner plus de considération au football local et aux joueurs locaux. Il faudra d’abord qu’on ait une très bonne et forte sélection locale. Si on a une sélection locale très forte, AF veut dire qu’on aura une sélection nationale A »
Imedias : Pensez-vous que le Syli National a besoin d’un nouveau projet et d’une nouvelle dynamique pour se relever ?
Jonas : « il faut surtout avoir l’envie de gagner les matchs. Parce qu’on doit se dire que chaque match qu’on va jouer sera comme une finale qu’on doit jouer. Chaque match qu’on doit jouer, que ce soit à Conakry ou à l’extérieur, il faudra qu’on ait cette mentalité de gagner. Cette envie de prouver aux Guinéens qu’on doit remettre la Guinée au niveau où elle était avant. Donc, je vais expliquer ça aux joueurs. On vient en selection par méritocratie. On doit venir d’abord faire le devoir et ensuite les droits vont suivre après. On va mettre un système au niveau du centre technique où tout sera professionnel. Que ce soit les déplacements, les matchs qu’on va jouer. Qu’on sent qu’il y’a beaucoup plus de professionnalisme dans la sélection nationale »
Imedias : Si vous êtes nommé sélectionneur, à quels problèmes comptez-vous vous attaquer en priorité ?
Jonas : « D’abord, je pense que le problème prioritaire, c’est de mettre beaucoup plus de rigueur, beaucoup plus de discipline. Je penses que ce sont les premiers points à améliorer. Et puis, surtout mettre aussi beaucoup plus l’accent sur les compétitions nationales. Je pense qu’on va travailler sur ces points. Avoir beaucoup plus de rigueur dans le travail pour que quand on vient en sélection, c’est pour se battre pour le pays. Parce que nous sommes des soldats, des militaires qui vont en Guerre. Donc, on doit se battre pour donner le meilleur de nous-mêmes. Ce sera les grands points sur lesquels on va insister »
Imedias : Quelle identité de jeu aimeriez-vous imprimer au Syli National, et Serhou Guirassy occupera-t-il une place centrale dans votre projet ?

Jonas : « vous savez, on dit qu’on tisse la nouvelle corde autour de la chaine. Aujourd’hui, il y a un noyau qui est là. La première des choses, c’est d’aller à la rencontre des cadres de l’équipe. Aller échanger avec eux. C’est très important. Parce que c’est autour de ces cadres là qu’on va bâtir l’ossature. Surtout avec Serhou Guirasy qui est un cadre incontesté du groupe. Je vais discuter avec lui. Discuter avec les autres cadres. Ce sera normal. Parce qu’on ne peut pas venir tout casser puis tout reprendre. Il y aura des cadres de l’équipe autour desquels on va construire le collectif. Donc, ça veut dire que les individualités doivent être dans le collectif. Il y aura des individualités. Il y aura des cadres qui seront là. Je vais discuter avec eux, les donner ma vision de la chose. Les dire comment je veux travailler et comment est-ce qu’ils doivent m’aider et aider la Guinée à aller loin. Donc, autour de ces cadres, on va bâtir le collectif. Parce que le collectif, il est très important. Quand il n’y a pas de collectif, il n’y aura pas d’équipe. Mais ça ne veut pas dire aussi que les cadres qui sont là, on va les négliger. Non non ! Ils seront là. Ce sont eux qui vont nous aider. Il faudra qu’ils sont des cadres et qu’ils ont des rôles à jouer pour la sélection nationale »
Interview conduite par Med Sesay
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