Une formation en vérification des faits (fact-checking) sera dispensée du 3 au 18 novembre 2025 à Nairobi au Kenya à des journalistes et « fact-checkers » africains à la faveur d’un programme de bourses de la fondation politique allemande Konrad-Adenauer-Stiftung (KAS). Cette formation est initiée par « Africa Check », une organisation de vérification de l’information œuvrant pour la promotion de l’exactitude dans le débat public et les médias en Afrique. Les participants seront sélectionnés à l’issue d’un appel à candidatures, a indiqué Africa Check.
La formation permettra de perfectionner les compétences de ceux-ci en vérification des faits, et ce, à travers des outils pratiques, des méthodologies et des stratégies de lutte contre la désinformation. Créée en 2012 en Afrique du Sud, Africa Check se présente comme étant la première organisation indépendante à but non lucratif de vérification des faits en Afrique. Les défis liés à la désinformation et à l’intégrité de l’information représentent des enjeux « pressants » pour les écosystèmes médiatiques en Afrique, selon l’organisation.
Diffusion ciblée des fausses allégations
Diffusion ciblée des fausses allégations dans le but d’influencer l’opinion publique et les décisions politiques, la désinformation est intensifiée par l’intelligence artificielle (IA). Les plateformes numériques conduisent à une diffusion plus rapide, plus globale et moins coûteuse de la désinformation.
En Afrique, les acteurs et les réseaux intervenant aux niveaux local et mondial ont souvent recours à des campagnes de désinformation pour accentuer la polarisation de la société, perturber la cohabitation démocratique et briser de manière ciblée la confiance dans les institutions, selon une note de l’agence allemande de Coopération internationale (GIZ). Outre les objectifs géopolitiques et de politique intérieure, les incitations économiques jouent un rôle croissant dans la promotion de la désinformation.
La régulation insuffisante de l’espace numérique, le manque de compétences des responsables au sein des pouvoirs publics et de la population ainsi que l’absence d’un journalisme de qualité contribuent à aggraver ce phénomène.
En Afrique, les fausses informations sont propagées, notamment sur les réseaux sociaux. En effet, les Africains qui sont en ligne s’appuient sur les plateformes de médias sociaux pour consommer des informations, et ce, à un taux parmi les plus élevés au monde. Sur les 600 millions d’internautes que compte l’Afrique, plus de 400 millions sont des utilisateurs actifs de médias sociaux.