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Enlèvement de Me Traoré : l’OGDH dénonce et exige l’ouverture immédiate d’enquêtes

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L’Organisation Guinéenne de Défense des Droits de l’Homme et du Citoyen (OGDH) ne reste pas silencieuse face à l’enlèvement brutal de Me Mohamed Traoré, ancien bâtonnier de l’Ordre et figure respectée de la transition. Arraché à son domicile par des hommes armés et encagoulés dans la nuit du 20 au 21 juin 2025, Me Traoré a été abandonné comme un vulgaire criminel à Bangouyah (Coyah), après avoir subi de graves violences physiques et morales. Un traitement inhumain qui rappelle tristement celui de l’activiste Abdoul Sacko, lui aussi enlevé et torturé quatre mois plus tôt, dans un silence officiel tout aussi glaçant.

Comment continuer à croire en l’État de droit quand ceux qui le défendent sont réduits au silence par la force ? L’OGDH dénonce avec vigueur : les avocats ne sont pas des coupables, mais des défenseurs des libertés. Leur seul tort ? Avoir osé incarner la justice dans un pays où l’uniforme rime trop souvent avec impunité. Me Traoré, à l’instar de nombreux autres avant lui, paie aujourd’hui le prix de son engagement.

L’OGDH exige l’ouverture immédiate et transparente d’enquêtes, non seulement sur cette affaire, mais sur toutes les disparitions et actes de torture restés impunis. Elle interpelle les magistrats, les forces de défense et de sécurité ainsi que les autorités politiques : il est temps de mettre fin à ce cycle macabre où la loi est piétinée, où la peur règne, et où la justice cède la place à l’arbitraire.

La Guinée ne peut plus être le théâtre de rafales nocturnes et de corps abandonnés au petit matin. Elle mérite des explications. Elle mérite la vérité. Où sont les responsables ? Où sont les procès ? Jusqu’à quand les cagoules remplaceront-elles les tribunaux ?

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