Quelques heures après la validation par la Cour suprême des résultats de l’élection présidentielle du 28 décembre 2025, Mamadi Doumbouya a pris la parole dans une allocution solennelle, cherchant à inscrire sa victoire dans un récit d’unité nationale et de normalisation institutionnelle. Élu dès le premier tour, avec une majorité absolue, le chef de l’État a remercié les électeurs pour une confiance qu’il dit recevoir « avec humilité et responsabilité ».
Dans un discours à la tonalité mesurée, le président a insisté sur le déroulement « apaisé » du scrutin, saluant la maturité civique des citoyens et la sérénité du climat politique. Il a mis en avant les conclusions des missions d’observation internationales pour soutenir l’idée d’un processus conforme aux standards électoraux, y voyant la preuve que la Guinée est désormais en mesure d’arbitrer ses choix politiques dans le respect des institutions.
Au-delà de la victoire, Mamadi Doumbouya a cherché à dépasser les clivages électoraux. Il a tenu à remercier l’ensemble des candidats et leurs électeurs, estimant que la pluralité des voix avait nourri le débat public et renforcé la vitalité démocratique du pays. Un message destiné à refermer la séquence électorale sans esprit de revanche, dans un contexte où l’unité nationale demeure un enjeu central.
Le président a également salué le rôle des équipes de campagne, des structures d’organisation du scrutin et des forces de défense et de sécurité, dont il a souligné le « professionnalisme » et la « retenue ». Autant de remerciements qui visent à consolider l’image d’un État maîtrisant ses mécanismes institutionnels après une période de transition scrutée par la région et les partenaires internationaux.
Se projetant vers l’avenir, le chef de l’État a appelé l’ensemble des Guinéennes et des Guinéens, y compris ceux de la diaspora, à se rassembler pour « bâtir une Guinée de paix, de justice et de prospérité partagée ». L’année 2026, a-t-il affirmé, sera placée sous le signe du travail, de la rigueur et de l’espoir collectif, avec la promesse d’« écrire une nouvelle page » de l’histoire nationale.
Un discours d’après-victoire qui, par son ton conciliant et institutionnel, cherche à donner des gages de stabilité et à inscrire le nouveau mandat dans une trajectoire de consolidation politique, à l’heure où la Guinée entend affirmer sa souveraineté tout en rassurant sur sa gouvernance.
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