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Égypte : un hub régional en devenir pour le phosphate et la potasse

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L’Égypte accélère la mise en valeur de ses ressources en phosphate et en potasse, dans le cadre d’une stratégie visant à porter la part du secteur minier à 6 % du PIB d’ici 2030. Entre juillet 2024 et avril 2025, la production de minerai de phosphate a atteint environ 16 millions de tonnes, contre 11 millions sur la même période de l’exercice précédent, témoignant d’une forte dynamique de croissance.

Cette montée en puissance s’inscrit dans un contexte international marqué par la hausse de la demande mondiale d’engrais, considérée par Le Caire comme une opportunité de renforcer ses recettes en devises et de développer une capacité nationale de transformation.

Au-delà de l’extraction, l’enjeu pour l’Égypte est de favoriser la bénéficiation locale – c’est-à-dire la transformation du minerai en produits à plus forte valeur ajoutée. Plusieurs partenariats ont été conclus dans ce sens : avec la société saoudienne Al-Haitham Mining Company, qui envisage la construction d’une usine d’acide phosphorique ; avec le groupe chinois Asia Potash, qui a signé un accord d’exploration assorti d’un projet potentiel de production d’engrais ; ou encore avec El Sewedy Capital, engagé dans l’exploitation de gisements de la vallée du Nil.

Le pays mise sur des investissements massifs. Dans le gouvernorat de la Nouvelle-Vallée, un complexe d’acide phosphorique de 658 millions de dollars est en construction, avec une capacité annuelle prévue de 900 000 tonnes. À Aïn Sokhna, le géant pétrochimique Indorama injecte 500 millions de dollars dans une unité de production de phosphate fertilisé. Enfin, l’Abu Tartour for Phosphoric Acid Company prépare un projet de 573 millions de dollars, dont la construction débutera en 2026 pour une mise en service en 2028.

Ces évolutions seront au centre de l’African Mining Week (AMW), grand rendez-vous continental des acteurs du secteur. La conférence offrira au gouvernement égyptien une plateforme pour présenter ses ambitions, attirer de nouveaux investisseurs et consolider son rôle dans la chaîne mondiale des engrais.

Pour les autorités, la stratégie vise autant à répondre à des besoins internes qu’à positionner l’Égypte comme hub régional du phosphate et de la potasse, dans un marché africain et international en pleine expansion.

Imedias.net

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