La patience semble avoir atteint ses limites chez l’attaquant international guinéen. La tension est montée d’un cran ce samedi entre Serhou Guirassy et son entraîneur, Niko Kovac. Remplacé juste après l’heure de jeu, l’attaquant du Syli National a refusé de serrer la main de son coach, un geste qui confirme la dégradation progressive de leur relation. Le technicien croate a toutefois tenté d’apaiser la situation après un week-end particulièrement tendu.
Le Borussia Dortmund s’est difficilement imposé face au Bayer Leverkusen lors de la 12ᵉ journée de Bundesliga. Au-delà de cette victoire, un fait marquant a attiré l’attention à la BayArena. Après une première période bien maîtrisée, Dortmund a subi le pressing intense de Leverkusen en début de seconde mi-temps. C’est dans ce contexte que Niko Kovac a choisi de sortir son attaquant vedette, décision que Guirassy a clairement désapprouvée, laissant transparaître une nouvelle fois le malaise avec son entraîneur.
Interrogé en conférence de presse d’après-match, Kovac a cherché à calmer le jeu en revenant sur cette attitude étonnante de son avant-centre. «Depuis que je suis ici, je l’ai toujours soutenu, car c’est notre attaquant et il a été notre meilleur buteur l’an dernier. Je connais son importance, et je continuerai à le soutenir aussi longtemps que je serai là », a assuré le coach croate.
Brillant en Ligue des champions avec un doublé récemment, Serhou Guirassy a en revanche éprouvé des difficultés face au Bayer Leverkusen. Ces dernières semaines, la relation entre l’attaquant guinéen et son entraîneur semble s’être nettement rafraîchie. Kovac n’a d’ailleurs pas apprécié la réaction de son joueur.
« Ce n’est pas tout ce que le joueur veut qui marche à chaque fois. Je l’ai dit à certains de ses coéquipiers : nous sommes un cœur, une âme, nous devons nous comprendre… Ce n’est pas cool quand quelqu’un sort en boudant comme s’il n’avait pas joué », déplore-t-il.
Avec seulement 5 buts et une passe décisive après 12 journées, Guirassy espère retrouver l’efficacité qui avait marqué sa précédente saison. Cette frustration semble expliquer en partie son agacement après sa sortie à la BayArena. Kovac, lui, joue la carte de la compréhension.
« J’ai 54 ans, et je peux le comprendre. À sa place, j’aurais peut-être réagi différemment. Mais je sais que parfois, ce sont les émotions et l’adrénaline », conclut-il. Après cette septième victoire de la saison, Dortmund affrontera une nouvelle fois le Bayer Leverkusen le 2 décembre prochain, cette fois à Signal Iduna Park, en Coupe d’Allemagne. Un rendez-vous qui pourrait permettre à Serhou Guirassy de se racheter et d’apaiser les tensions.
Med Sesay