Face aux accusations de mauvaise gestion et aux appels à sa démission lancés ce mardi 3 juin 2025 par les travailleurs de l’Agence Nationale de Lutte contre la Corruption et de Promotion de la Bonne Gouvernance (ANLC-PBG), le secrétaire exécutif, Dr Mohamed Bérété, a réagi avec fermeté et surprise.
Interrogé sur les allégations de réductions de salaires et de dysfonctionnements internes, Dr Bérété a catégoriquement rejeté les accusations dans une interview qu’il a accordée aux médias ayant exprimé le besoin d’avoir sa part de vérité sur cette affaire.

« Quel salaire ? Est-ce qu’on diminue les salaires comme ça à la bouche ou bien cela se fait sur la base de documents officiels ? », a réagit étonnamment le patron de l’administration ANLC-PBG.
L’ancien secrétaire général de l’Assemblée nationale sous le régime d’Alpha Conté a nié toute implication dans des décisions unilatérales. Il affirme n’avoir été informé d’aucune démarche formelle de la part des travailleurs de son institution.
« Je n’ai connaissance d’aucun des points que vous me parlez là. Absolument pas. Je n’ai été saisi d’aucune quelconque démarche dans ce sens, et je ne peux pas me prononcer sur de telles accusations relayées par voie de presse. Personne ne m’a saisi », a-t-il martelé.
Concernant la tentative de débrayage évoquée par les agents, Dr Bérété a minimisé l’ampleur du mouvement. « Ils ont voulu faire un débrayage, mais après des échanges, ils ont dû arrêter. Moi, je suis à mon bureau, je travaille », assène Dr Bérété.
Cette sortie tranche radicalement avec le mécontentement croissant des travailleurs, qui dénoncent des baisses salariales arbitraires, des contrats non renouvelés et une gestion jugée opaque des finances de l’agence, notamment en ce qui concerne les 4 milliards de GNF issus de ses recettes.
La crise reste entière. Tandis que les employés réclament des explications et plus de transparence, Dr Mohamed Bérété campe sur ses positions, rejetant toute responsabilité et exigeant des preuves tangibles à son encontre.
La Rédaction