Connect with us

Actualité

Côte d’Ivoire : Lutte contre les infiltrations terroristes

Published

on

La Côte d’Ivoire, pays côtier ouest-africain partageant au nord des frontières terrestres communes avec le Mali et le Burkina Faso, deux États sahéliens enclavés touchés de plein fouet par le terrorisme djihadiste, a mis en service un deuxième commissariat de police à Ferkessédougou, chef-lieu de la région du Tchologo (nord), pour faire barrage aux infiltrations terroristes.

Construit sur 3 600 mètres carrés et accueillant plus de 50 agents de police, ce commissariat a coûté plus de 85 millions de francs CFA (plus de 147 000 dollars), a indiqué le gouvernement ivoirien, ajoutant que l’infrastructure en question « symbolise un tournant important dans la lutte contre toutes les formes de criminalité ».

Zone de transit économique, la ville de Ferkessédougou faisait face à des menaces sécuritaires, notamment des infiltrations terroristes et de l’orpaillage illégal, a-t-on rappelé. Le deuxième commissariat de police mis en place dans cette ville « représente l’aboutissement de la politique sécuritaire de proximité mise en œuvre par le gouvernement », a-t-on souligné.

La Côte d’Ivoire partage des frontières terrestres communes avec le Mali (532 kilomètres) et le Burkina Faso (584 km), deux pays considérés comme les plus instables en Afrique de l’Ouest. Les zones frontalières septentrionales de la Côte d’Ivoire sont en proie aux incursions des groupes terroristes.

La menace terroriste, initialement localisée dans des pays sahéliens enclavés (Mali, Burkina Faso et Niger) commence à s’étendre vers les États côtiers d’Afrique de l’Ouest, situés dans le golfe de Guinée, comme le Ghana, le Togo, le Bénin et la Côte d’Ivoire. En raison de leur proximité géographique et socio-culturelle avec le Sahel, ces États sont confrontés à une propagation des activités terroristes à leurs zones septentrionales. Ils sont également confrontés à des menaces maritimes, notamment la contrebande, le trafic, la piraterie et d’autres activités illicites en mer.

dpa