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COP30 : la Côte d’Ivoire, premier pays africain à soumettre son rapport de transparence climatique

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Sous les projecteurs du Sommet des Chefs d’État et de Gouvernement, organisé en marge de la 30ᵉ Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP30), la Côte d’Ivoire a pris une longueur d’avance. Le pays s’est imposé comme le premier État africain à soumettre son Rapport biennal de transparence et à adopter une stratégie nationale sur les pertes et préjudices — une double première saluée dans les cercles diplomatiques.

C’est Léon Kacou Adom, ministre ivoirien des Affaires étrangères et chef de la délégation à Belém, qui a porté cette annonce, aux côtés du ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Transition écologique, Assahoré Konan Jacques. Une déclaration qui réaffirme la volonté du président Alassane Ouattara de positionner la Côte d’Ivoire parmi les pays africains les plus engagés dans l’action climatique.

« Notre pays a choisi la voie de l’action en consolidant son cadre juridique et institutionnel », a déclaré M. Adom. « Nous avons adopté une Loi nationale sur les changements climatiques, créé un Bureau du Marché Carbone et une Commission nationale de lutte contre les changements climatiques. »

Au-delà du symbole, cette avancée illustre une maturité institutionnelle et un leadership climatique croissant en Afrique de l’Ouest. Elle intervient à un moment clé : la COP30 célèbre le 10ᵉ anniversaire de l’Accord de Paris, alors que les nations actualisent leurs Contributions Déterminées au niveau National (CDN).

Le 29 octobre 2025, la Côte d’Ivoire a officiellement déposé ses nouvelles CDN, fixant un objectif de réduction de 33,07 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2035. Ce chiffre, plus ambitieux que celui de la précédente période, traduit une orientation claire : conjuguer développement durable, sécurité énergétique et résilience climatique.

Dans son intervention, le chef de la diplomatie ivoirienne a cependant souligné un défi persistant : le financement climatique. Il a appelé à des mécanismes plus « prévisibles, accessibles et transparents » pour permettre aux pays africains d’honorer leurs engagements.

Alors que le Sommet de Belém se poursuit jusqu’au 7 novembre, avant l’ouverture officielle des négociations le 10, les débats s’annoncent décisifs : transition énergétique, gestion des forêts, financement des pertes et préjudices, et coopération internationale seront au cœur des discussions.

Imedias.net

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