L’Union africaine (UA) et l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) ont apporté leur soutien à la déclaration conjointe du Quad composé de l’Égypte, de l’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis et des États-Unis appelant à une trêve humanitaire et à une transition civile au Soudan, pays plongé depuis plus d’un an dans une guerre meurtrière entre l’armée et les Forces de soutien rapide (FSR).
Dans leur communiqué, l’UA et l’IGAD se disent favorables à une trêve humanitaire de trois mois, négociée dans le cadre du processus de Jeddah, afin de faciliter l’acheminement de l’aide et de protéger les civils. Les deux organisations saluent également la perspective d’un processus de transition civile dans les neuf prochains mois, qu’elles jugent essentiel pour rétablir la légitimité politique et mettre fin aux violences.
Elles insistent par ailleurs sur le rejet de toute ingérence militaire étrangère et de l’influence d’acteurs extrémistes, et rappellent que le canal de Jeddah, mené avec l’appui de l’Arabie saoudite et des États-Unis, reste la voie privilégiée pour un accord de cessez-le-feu.
La convergence entre la position du Quad et les feuilles de route élaborées par l’UA et l’IGAD est présentée comme une opportunité pour relancer un effort diplomatique jusqu’ici fragile. « Il ne peut y avoir de solution militaire à la crise soudanaise », rappellent les deux organisations, appelant à une mobilisation concertée de la communauté internationale.
En octobre, l’UA et l’IGAD, en partenariat avec la Ligue arabe, l’ONU et l’Union européenne, organiseront un nouveau cycle de consultations avec les forces civiles soudanaises. L’objectif : favoriser leur unité, préparer un dialogue politique inclusif et ouvrir la voie à une gouvernance constitutionnelle dirigée par des civils.
Depuis avril 2023, le conflit au Soudan a provoqué une grave crise humanitaire, avec des milliers de morts et plus de 10 millions de déplacés selon l’ONU. Malgré les appels à la trêve, les combats se poursuivent, notamment à Khartoum et au Darfour, où les civils paient le prix le plus lourd.
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