En Afrique de l’Est, plus de 4 000 jeunes ont été outillés en compétences numériques demandées sur le marché d’emploi, à la faveur d’un projet mandaté et financé par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du développement (BMZ).
Clôturé récemment, après environ quatre ans de mis en œuvre, le projet intitulé « Compétences numériques pour une industrie innovante en Afrique de l’Est » (dSkills@EA) a été déployé dans six pays est-africains : Burundi, Kenya, Rwanda, Soudan de Sud, Ouganda et Tanzanie.
Cette initiative a été conçue pour donner à l’économie de la région des compétences numériques et des travailleurs qualifiés capables d’innovation, et ce, à travers des offres d’un enseignement supérieur répondant aux besoins du secteur privé.
Elle a été implémentée par l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ) en partenariat avec deux institutions de la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE), à savoir : le Conseil interuniversitaire pour l’Afrique de l’Est (IUCEA) basé en Ouganda, et le Centre d’excellence pour les TIC en Afrique de l’Est (CENIT@EA) situé en Tanzanie.
La mise en œuvre du projet, qui a mobilisé plus de 300 partenaires du secteur privé et 100 universités, a favorisé un écosystème de coopération florissant, établissant ainsi des bases solides pour la transformation numérique en Afrique de l’Est, a indiqué la CAE.
Ciblant des jeunes professionnels, des étudiants et des entrepreneurs, l’initiative dSkills@EA s’est concentrée sur le renforcement des capacités, le soutien à l’innovation et à l’entrepreneuriat et la fourniture de formations de courte durée, adaptées aux besoins de transformation numérique des États de la CAE. Elle a notamment renforcé un programme de master en Systèmes embarqués et mobiles, au sein du CENIT@EA.
Avec 164 étudiants inscrits, 124 bourses entièrement financées et un taux d’employabilité de 90 pour cent, ce programme de master régional axé sur les besoins des secteurs privé et public en Afrique de l’Est a jeté les bases de la transformation numérique de la région, a souligné la CAE.
Selon la GIZ, les compétences numériques des jeunes de la CAE sont encore insuffisantes et l’offre d’enseignement supérieur ne répond pas encore aux besoins du secteur privé et des jeunes innovateurs. En effet, l’innovation et les technologies de l’information et de la communication (TIC) adoptées par les entreprises sont des moteurs du développement socio-économique et de la compétitivité internationale.
En Afrique, en raison de « l’inadéquation » entre les besoins du marché du travail et les qualifications des diplômés, ces derniers « sont deux à trois fois plus exposés au chômage que les jeunes n’ayant pas poursuivi leur scolarité au-delà du primaire », selon l’Organisation internationale du Travail (OIT).
dpa