Au Burkina Faso, plus de 92 000 enfants affectés par la crise sécuritaire et humanitaire dans le pays, vont bénéficier de la deuxième phase d’un programme d’éducation en situation d’urgence, financée à hauteur de 14 millions de dollars par « Education Cannot Wait » (ECW), le fonds mondial des Nations unies pour l’éducation en situation d’urgence et de crise prolongée.
Baptisée Programme pluriannuel de résilience en éducation d’urgence au Burkina Faso, cette initiative est mise en œuvre par le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) en collaboration avec le ministère de l’Enseignement de base, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales (MEBAPLN) et d’organisations partenaires.
D’une durée de trois ans, la deuxième phase, lancée récemment, est déployée dans les régions du Centre-Nord, du Nord et du Sahel, où elle cible 92 386 enfants âgés de 3 à 17 ans, en particulier les enfants déplacés internes et ceux issus des communautés hôtes, a indiqué l’UNICEF.
Cette phase va bénéficier directement à 383 520 personnes, composées d’enfants, d’adolescents, de jeunes, d’enseignants et de membres des communautés éducatives, a annoncé, de son côté, le MEBAPLN. Elle vise à assurer une éducation de qualité, inclusive, équitable et résiliente aux enfants affectés par la crise sécuritaire et humanitaire au Burkina Faso, a ajouté l’UNICEF.
Il s’agit de renforcer l’accès et le maintien de ces enfants à l’éducation formelle et non formelle dans des environnements sûrs et protecteurs, d’améliorer la qualité des enseignements et apprentissages et de renforcer la coordination et la résilience du système éducatif, a-t-on précisé.
Au Burkina Faso, quatre enfants sur dix en âge scolaire ne sont pas scolarisés, une situation aggravée par l’insécurité persistante dans certaines régions du pays, a-t-on déploré.
Ce Programme pluriannuel de résilience en éducation d’urgence au Burkina Faso concerne les communautés touchées par la violence et l’insécurité, les déplacements forcés, l’insécurité alimentaire et les catastrophes (épidémies, sécheresse, inondations) qui sévissent au pays, d’après ECW.
Le fait de ne pas être scolarisé expose filles, garçons et adolescents à de nombreux risques, notamment le recrutement par des groupes armés, le mariage forcé et la grossesse précoce, outre l’exposition à des pratiques dangereuses de travail des enfants, a-t-on prévenu.
Créé en 2016 et géré par l’UNICEF, le fonds ECW soutient et protège les acquis d’apprentissage holistiques des filles et des garçons réfugiés, déplacés à l’intérieur de leur pays ou affectés par d’autres crises, afin que personne ne soit laissé pour compte.
dpa