Au Burkina Faso, 75 femmes déplacées internes de Kongoussi, une commune urbaine dans la région de Bam (centre-nord), ont été outillées sur la fabrication et l’utilisation des foyers améliorés confectionnés avec des matériaux localement accessibles et moins couteux, dont l’usage réduit la consommation du bois de chauffe et allège les dépenses des ménages. Cela a été rendu possible grâce à une formation dispensée par l’ONG internationale allemande « Welthungerhilfe » (WHH) et l’Association Zood Nooma pour le Développement (AZND), une ONG burkinabè œuvrant pour l’autonomisation des femmes et des jeunes dans le domaine de l’agriculture durable et de la préservation de l’environnement.
Les femmes bénéficiaires de la formation sont appelées à être des relais auprès de leurs communautés dans le but de vulgariser la fabrication et l’utilisation des foyers améliorés écologique, a indiqué la WHH. Ces foyers garantissent de meilleures conditions de cuisine en dégageant moins de fumée, contribuant ainsi au bien-être sanitaire des ménages, en particulier les femmes, a-t-on souligné.
Réduire la coupe abusive du bois et lutter contre la déforestation
En Afrique subsaharienne, où la majorité des ménages dépendent du bois-énergie pour la cuisson, l’inhalation d’un air domestique pollué de fumée cause des maladies et des décès touchant principalement les femmes et les enfants. Les foyers améliorés contribuent à la préservation de l’environnement en réduisant la coupe abusive du bois et en luttant contre la déforestation, a ajouté la WHH.
En outre, l’économie du bois offre plus de temps aux femmes pour se consacrer aux activités génératrices de revenus afin d’améliorer davantage leurs conditions de vie. Au Burkina Faso, dans les zones d’accueil de personnes déplacés internes, il est de coutume de voir des femmes à pied, sur des charrettes ou encore sur leurs vélos transportant des fagots de bois obtenus après un périple de plusieurs kilomètres et heures, a-t-on rappelé.
dpa