Au Bénin, les mangues produites par environ 900 exploitations agricoles familiales, dont 20 pour cent tenues par des femmes, seront transformées en produits à forte valeur ajoutée (mangues séchées, jus, dérivés, etc.) dans une usine moderne inaugurée récemment à Natitingou (nord-ouest). Érigée sur une superficie d’un hectare, cette infrastructure a été mise en place avec l’appui de la troisième phase du Programme d’appui au secteur du développement rural (Pasder) financé par la Coopération suisse.
Elle est conçue pour recevoir la majorité des mangues produites par 896 exploitations agricoles familiales dans quatre communes : Toucountouna, Boukoumbé, Tanguiéta (nord-ouest) et Copargo (ouest). Elle produira des mangues séchées pour les marchés local et international, des jus et autres dérivés pour la consommation locale, ainsi que des mangues fraîches destinées au marché béninois, a indiqué le gouvernement béninois. Le projet prévoit la création de 350 emplois directs et indirects. Il bénéficiera indirectement à 1 070 producteurs membres de la Fédération nationale des producteurs de mangues (FENAPROM), a-t-on ajouté.
La transformation, une réponse aux pertes post-récolte
La transformation de la mangue en produits dérivés permet de lutter contre les pertes post-récolte qui peuvent, selon des estimations, atteindre jusqu’à 40 pour cent de la récolte au Bénin, entraînant des pertes financières importantes. Entamée en 2021, la troisième phase du Pasder, déployée dans 27 communes, promeut sept filières, à savoir : le maïs, le riz, le lait, la viande, l’oignon, la pomme de terre et la mangue.
Le Programme, lancé en 2012, vise à amener, d’ici à l’horizon 2027, les exploitations familiales agricoles, pastorales et d’artisans à contribuer durablement au développement socio-économique, en vue de la réduction de la pauvreté dans les zones d’intervention. Pour ce faire, il contribue à l’accroissement durable de la productivité de ces exploitations par la promotion de filières agro-alimentaires.
dpa