Le Mauritanien Sidi Ould Tah a officiellement pris ses fonctions ce mardi à Abidjan comme neuvième président de la Banque africaine de développement (BAD), à l’issue d’une cérémonie qui a réuni plusieurs chefs d’État africains et d’anciens responsables de l’institution.
Élu le 29 mai dernier avec 76 % des voix des actionnaires, il succède au Nigérian Akinwumi Adesina, en poste depuis 2015. La cérémonie de passation s’est déroulée en présence notamment du président ivoirien Alassane Ouattara et de son homologue mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, qui ont salué « un moment historique » pour l’Afrique.
Ancien ministre de l’Économie et des Finances de Mauritanie, Sidi Ould Tah a dirigé la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA), où il a conduit une réforme majeure qui a renforcé les performances et la notation financière de l’institution.
Dans son premier discours, il a promis de renforcer le rôle de la BAD dans les grands chantiers du continent : croissance inclusive, infrastructures, climat, paix et sécurité. « La Banque doit être plus proche des réalités africaines et plus rapide dans ses réponses », a-t-il affirmé.
Avec un capital de 318 milliards de dollars et une notation AAA maintenue depuis une décennie, la BAD reste la principale institution financière africaine. Le nouveau président hérite toutefois de défis considérables, liés à la croissance démographique, au financement de la transition énergétique et à l’intégration régionale encore limitée.
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