Sauf changement de dernière minute , le Conseil de Discipline de l’Ordre des Avocats de Guinée rendra sa décision ce lundi 2 juin 2025 dans une affaire judiciaire qui retient l’attention du barreau.
L’affaire oppose l’opérateur économique Kabinet Diané , PDG de la société Guinea Power Multi-Services , à huit avocats de renom, à savoir : Maîtres Moussa Sidibé, Kabinet Kourala Keita, Bernard Saa Dissi Millimouno, M’Bomby Mara, Roland Désiré Bangoura, Mamaïssata Fofana, Sekou Sylla et Oumou Koultoumy Conté .
Les mis en cause sont poursuivis devant leur ordre professionnel pour des faits présumés d’ insuffisance professionnelle, faux, complicité, banditisme professionnel , ainsi que non-respect de leurs obligations d’honoraires . Des accusations graves qui, si elles sont confirmées, pourraient entraîner des sanctions disciplinaires allant jusqu’à la radiation.
L’audience disciplinaire s’est tenue le 23 mai dernier , au cours de laquelle le Conseil avait décidé de mettre l’affaire en délibéré pour arrêter à rendre ce lundi.
Lors de cette séance, Kabinet Diané a réitéré ses accusations à l’endroit des huit avocats, affirmant qu’ils sont responsables de divers préjudices qu’il dit avoir subis. Il leur reproche notamment une gestion défaillante de ses intérêts juridiques et financiers, ainsi qu’un manquement grave à la déontologie de la profession.
Le plaignant va plus loin dans ses allégations, affirmant avoir été victime d’un enlèvement et de harcèlement , qu’il attribue à une opération savamment orchestrée, selon lui, par un certain Mamadi Sidibé, alias « Dégaulle » , en complicité avec les avocats mis en cause.
À ce stade, aucune preuve publique n’a encore permis d’étayer ces dernières accusations, qui sortent du cadre strictement déontologique pour relever éventuellement du pénal. Le Conseil de Discipline, pour sa part, se penche exclusivement sur les manquements professionnels imputés aux avocats, conformément aux règles internes de l’Ordre.
L’Ordre des Avocats, gardien de l’éthique et de la discipline dans la profession, est désormais confronté à une épreuve délicate, entre exigences de justice, de transparence et de préservation de la réputation du barreau.
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