Le procès opposant le ministère public et l’État guinéen à Yamoussa Keita, Lamine Sangaré et à l’Agence Internationale de Promotion Pharmaceutique (AIPP), poursuivis pour atteinte à la santé publique, détention illégale et vente de produits pharmaceutiques sans autorisation, s’est poursuivi ce lundi 2 juin 2025 devant la chambre de jugement de la CRIEF.
Initialement renvoyée pour permettre la régularisation de la représentation légale de l’AIPP, l’affaire reste marquée par l’incertitude sur ce point. La défense, assurée par Me Adams Salomon Camara, affirme que l’AIPP a valablement désigné Me Mohamed Aly Bathily comme son représentant, en vertu d’un agrément en bonne et due forme. Il dénonce les objections formulées par l’avocat de l’État, qu’il qualifie de « mal fondées » et estime que toute irrégularité alléguée est aisément rectifiable.
Une confusion persiste néanmoins entre l’AIPP et la société PharmaPlus, cette dernière n’étant pourtant pas poursuivie dans le cadre de ce dossier. La défense s’oppose fermement à toute tentative d’élargissement des poursuites, rappelant que les deux structures sont distinctes sur le plan juridique.
L’agent judiciaire de l’État, pour sa part, exige la comparution du gérant légal de l’AIPP, Dr Mantala Sangaré, et sollicite l’extension des poursuites à PharmaPlus, accusant celle-ci de manquements aux normes réglementaires.
La prochaine audience sera décisive pour trancher ces questions préliminaires, condition indispensable avant l’ouverture des débats au fond.