L’étude s’appuie sur des entretiens de terrain réalisés en juillet et août 2025 au Burkina Faso, au Mali, au Niger et dans le nord du Nigeria. Selon le chercheur, l’étude analyse l’impact social et sécuritaire de projets climatiques dans une région déjà fragilisée par la violence et la pauvreté. Selon cette recherche, certaines initiatives environnementales – notamment la reforestation, les projets agricoles ou les programmes liés aux énergies renouvelables – sont parfois mises en œuvre sans consultation suffisante des communautés locales, créant de nouvelles sources de rivalités autour de la terre et de l’eau.
Projets peuvent exacerber les tensions
Dans un contexte de raréfaction des ressources naturelles, ces projets peuvent exacerber les tensions entre agriculteurs et éleveurs ainsi qu’entre différents groupes communautaires, alimentant des conflits latents dans des États où la gouvernance demeure fragile, souligne l’auteur. L’étude met également en évidence que certains groupes armés tirent parti des frustrations locales pour accroître leur pouvoir, se posant en protecteurs des populations marginalisées face à des projets perçus comme étant imposés de l’extérieur.
Cette étude a été réalisée dans le cadre de travaux académiques associés au programme XCEPT (Cross-Border Conflict Evidence, Policy and Trends), financé par des fonds britanniques, visant à approfondir la compréhension des causes profondes des conflits dans les régions vulnérables.
