Le projet, supervisé par le ministre mauritanien des Affaires économiques, Abdallahi Souleymane Cheikh Sidiya, est financé par le Fonds des Nations Unies pour la consolidation de la paix (PBF) et sera mis en œuvre sur deux ans par l’UNICEF et l’Organisation internationale pour les migrations.
L’initiative bénéficiera directement à plus de 151 000 personnes, entres autres des femmes, des enfants, des jeunes et des populations transhumantes et indirectement à plus de 535 000 personnes vivant dans les zones frontalières des trois pays. Elle cible les zones frontalières exposées à des vulnérabilités multidimensionnelles liées au changement climatique et à la raréfaction des ressources en eau : Guidimakha, Gorgol, Assaba et Hodh El Gharbi en Mauritanie, Kayes et Nioro au Mali, ainsi que Tambacounda, Matam et Kédougou au Sénégal.
Le programme prévoit la construction et la réhabilitation d’infrastructures hydrauliques résilientes, la mise en place de mécanismes communautaires pour la prévention et la gestion des conflits liés à l’eau, ainsi que l’établissement de systèmes d’alerte précoce pour faire face aux risques climatiques.
Dans son discours, le ministre a souligné que la raréfaction des ressources en eau et les effets du changement climatique exigent une action collective entre les pays voisins, ajoutant que ce projet traduit une volonté commune de relever des défis transnationaux par la coopération.
La coordonnatrice résidente des Nations Unies en Mauritanie, Lila Peters Yahia, a qualifié l’initiative de l’une des plus ambitieuses financées par le PBF, estimant qu’elle illustre un choix politique fort en plaçant la coopération régionale au cœur du processus de construction de la paix.
