Ce potentiel demeure néanmoins entravé par une fécondité élevée, atteignant une moyenne de 4,2 enfants par femme. Si des pays comme le Rwanda et l’Éthiopie ont réussi à réduire ce taux grâce au planning familial, les normes culturelles et le manque d’autonomie des femmes freinent cette transition ailleurs en Afrique. La pression sur les infrastructures sociales est immense, alors que les moins de 20 ans constituent 51 pour cent de la population. Selon l’étude, les États doivent mobiliser des investissements massifs dans la santé et l’éducation, des secteurs que leurs budgets actuels peinent à soutenir sans l’aide extérieure.
L’équation se complique avec l’impact du changement climatique
Le marché du travail fait face à un défi d’absorption sans précédent. À titre d’exemple, le Nigeria verra l’arrivée de 93 millions de jeunes demandeurs d’emploi d’ici 2040. La prévalence du secteur informel et l’absence de protection sociale risquent de précariser durablement cette nouvelle génération.
L’équation se complique avec l’impact du changement climatique. La productivité agricole dans la région est déjà inférieure de 35 pour cent à son potentiel en raison des aléas météorologiques. Les coûts d’adaptation aux sécheresses et inondations pourraient détourner les ressources essentielles au développement économique. Pour éviter une crise sociale, l’étude préconise des réformes urgentes axées sur la formation. Les experts soulignent également la nécessité d’anticiper le vieillissement de la population en structurant dès maintenant des dispositifs de protection sociale inclusifs.
