À Conakry, le président Mamadi Doumbouya a réuni les principaux acteurs de l’économie nationale dans une rencontre à forte dimension stratégique, destinée à renforcer le dialogue entre l’État et le secteur privé. Organisé quelques semaines après son investiture, cet échange s’inscrit dans un contexte marqué par les attentes des investisseurs et les fragilités structurelles de l’économie guinéenne.
Face à des opérateurs confrontés à des contraintes réglementaires, logistiques et financières persistantes, le chef de l’État a affiché sa volonté de faire du secteur privé un levier central de la croissance. « La confiance est un préalable à l’investissement », a-t-il rappelé, en appelant à une relation plus équilibrée et plus prévisible entre l’administration et les entreprises.
Depuis plusieurs années, les milieux d’affaires dénoncent un environnement juridique instable, caractérisé par la multiplication des textes réglementaires, des coûts administratifs élevés et des difficultés d’accès aux infrastructures. Lors de cette rencontre, les représentants patronaux ont de nouveau insisté sur la nécessité de simplifier les procédures et de renforcer la concertation avec les pouvoirs publics.
Pour répondre à ces préoccupations, Mamadi Doumbouya a mis en avant plusieurs mesures destinées à améliorer la fluidité des échanges commerciaux. Parmi elles figurent la suppression temporaire des surestaries jusqu’en mars 2026 et l’ouverture permanente du port autonome de Conakry, principal point d’entrée des marchandises du pays. Ces décisions visent à réduire les coûts logistiques, souvent pointés du doigt comme un frein majeur à la compétitivité.
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