La Chambre africaine de l’énergie (AEC) a dénoncé, dans un communiqué, la multiplication des conférences consacrées aux ressources énergétiques africaines organisées hors du continent, sans réelle participation des acteurs locaux.
Selon l’organisation, certaines structures internationales abordent les enjeux énergétiques de l’Afrique tout en marginalisant les professionnels africains dans leurs équipes et leurs instances de décision, affaiblissant ainsi les politiques de contenu local promues par plusieurs gouvernements.
« Si l’Afrique ouvre ses marchés et réforme ses cadres réglementaires, les plateformes qui façonnent son discours doivent également investir dans les Africains », a déclaré le président exécutif de l’AEC, NJ Ayuk, appelant à un partenariat plus équilibré.
Tout en réaffirmant son soutien aux investissements étrangers, la Chambre souligne que le développement du secteur ne peut se faire sans un leadership africain fort, fondé sur l’emploi, la formation et la promotion des compétences locales.
L’AEC cite en exemple plusieurs événements organisés sur le continent, qui, selon elle, favorisent l’appropriation des débats et renforcent la gouvernance locale du secteur énergétique.
Elle appelle enfin les entreprises et institutions internationales à revoir leurs pratiques afin de garantir une participation équitable des acteurs africains dans les grandes décisions liées aux ressources du continent.
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