Cette mesure abolit les frais liés au Fonds de développement scolaire (SDF) et les charges pour les usagers. Les élèves des externats publics ne paient plus aucun droit de scolarité. Les internats continuent d’encaisser uniquement les frais d’hébergement, l’État prenant désormais en charge les coûts pédagogiques. L’exonération s’applique aux frais associés aux examens nationaux administrés par le Conseil national des examens du Malawi, a indiqué le ministère de l’Éducation. Cette suppression des frais d’inscription et pour les cartes d’identité concerne tant les examens de niveau primaire que secondaire.
Assurer le fonctionnement des écoles
D’après la même source, le Trésor public a débloqué une première tranche de financement pour compenser le manque à gagner des établissements. Ces fonds, calculés en fonction des effectifs inscrits, ont été transférés aux divisions éducatives pour assurer le fonctionnement des écoles dès la reprise des cours. Les écoles subventionnées, notamment celles gérées par l’Association des éducateurs chrétiens du Malawi, bénéficient également du dispositif. Le gouvernement couvre leurs coûts opérationnels et de développement, limitant la contribution des parents aux seules dépenses de pensionnat.
Les autorités ont précisé que la sélection des élèves pour les écoles secondaires publiques restera fondée sur le mérite. Un plan sur quatre ans est en cours d’élaboration pour accompagner cette réforme, visant à atteindre un taux de transition de 100 pour cent entre l’enseignement primaire et secondaire.
Cette initiative de gratuité intervient dans un contexte où l’accès à l’éducation secondaire demeure très limité au Malawi. Selon l’UNICEF, seulement 49,7 pour cent des élèves réussissent à passer du primaire au secondaire, et le taux net de scolarisation au secondaire n’atteint que 16,8 pour cent.
