Le Fonds pour l’environnement mondial a approuvé un financement de 5,8 millions de dollars pour la restauration du bassin des lacs d’Ubari en Libye. Ce projet vise à lutter contre la dégradation des terres et à renforcer la résilience au changement climatique dans cette zone aride du sud libyen. Le projet sera exécuté par le ministère libyen de l’Environnement avec l’appui du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). Ce plan quinquennal intègre la gestion des ressources hydriques et des terres pour concilier conservation écologique et objectifs de développement.
L’initiative établira les bases juridiques et techniques d’un futur parc national des lacs d’Ubari s’étendant sur 100 000 hectares. Les autorités mettront à jour les outils de planification afin d’intégrer la neutralité en termes de dégradation des terres ainsi que l’adaptation au changement climatique dans la gouvernance locale. Les travaux de réhabilitation cibleront directement 225 hectares d’écosystèmes lacustres, de zones humides et d’oasis. Le programme déploiera simultanément des pratiques de gestion durable sur une superficie de 2 000 hectares pour restaurer les services écosystémiques et réduire la pression sur les ressources naturelles rares.
Le volet socio-économique profitera à plus de 2 250 personnes, dont la moitié de femmes. L’objectif est la création d’environ 700 emplois verts dans les secteurs de l’écotourisme, de l’agriculture durable et des micro-entreprises adaptées au climat. La représentante du PNUD, Sophie Kemkhadze, a qualifié ce financement d’investissement stratégique. Elle estime que le projet permettra de protéger le patrimoine naturel libyen tout en offrant des opportunités économiques viables aux communautés locales. Cet investissement soutient les engagements de la Libye vis-à-vis de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification. Le projet sera un site pilote national destiné à tester et à valider des solutions basées sur la nature dans des contextes désertiques.
dpa
