Il y a des matches qui se gagnent à l’usure, d’autres à l’inspiration. Ce huitième de finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025 a offert un peu des deux. Longtemps cadenassée par une République démocratique du Congo disciplinée et courageuse, l’Algérie a fini par trouver la faille au bout de la nuit, grâce à une frappe somptueuse d’Adil Boulbina (119e), au Stade Moulay Hassan.
Dans une enceinte majoritairement acquise aux Verts, Vladimir Petkovic a envoyé d’entrée ses cadres offensifs (Bennacer, Mahrez, Amoura, Maza). La RDC de Sébastien Desabre, fidèle à son plan, a accepté de subir pour mieux piquer. Résultat : une première période verrouillée, où la possession algérienne n’a débouché que sur peu de situations. À l’inverse, Cédric Bakambu a obligé Luca Zidane à s’employer sur une frappe excentrée, pendant que Maza répondait timidement avant la pause.
La seconde période n’a guère desserré l’étau. Les fautes ont haché le jeu, les erreurs techniques se sont multipliées, et la sortie sur blessure de Bennacer a déséquilibré l’animation algérienne. Les défenses ont tenu, à l’image du tacle salvateur de Boudaoui devant Mbemba à l’heure de jeu. Quand l’Algérie a accéléré dans le dernier quart d’heure, elle est tombée sur un Lionel Mpasi inspiré, décisif notamment à la 86e minute face à Anis Hadj Moussa.
La prolongation a d’abord ressemblé à une attente. Plus frais, les Fennecs ont poussé sans réussir à faire plier Mpasi, encore impeccable devant Chaïbi et Bounedjah. Les tirs au but se profilaient quand le scénario a basculé : Boulbina, tout juste entré, a jailli côté gauche, repiqué plein axe et expédié une frappe magistrale sous la barre. Un geste de classe, un but libérateur.
La RDC sort la tête haute, victime d’un dénouement cruel après avoir rivalisé jusqu’au bout. L’Algérie, elle, avance encore, au mental et au talent. En quarts de finale, les Verts retrouveront le Nigeria pour un choc aux allures de sommet.
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