Le Bénin a quitté la Coupe d’Afrique des nations 2025 avec les honneurs, mais sans billet pour les quarts de finale. Opposés à l’ogre égyptien en huitième de finale, les Écureuils ont longtemps résisté avant de céder en prolongation, victimes du réalisme et de l’expérience des Pharaons, plusieurs fois champions d’Afrique.
Dans une rencontre disputée sur un rythme élevé, la sélection béninoise a fait preuve d’une remarquable discipline tactique. Compacte, solidaire et généreuse dans l’effort, elle a longtemps contenu les offensives égyptiennes, portées par leur armada expérimentée et par leur leader offensif Mohamed Salah. Le plan de jeu béninois, fondé sur un bloc resserré et des transitions rapides, a mis en difficulté une Égypte parfois empruntée dans le jeu.
Une résistance saluée
Malgré la domination territoriale des Pharaons, le Bénin n’a jamais renoncé. Courageux dans les duels, appliqués défensivement et solidaires jusqu’au bout, les Écureuils ont tenu tête à l’une des nations les plus titrées du continent pendant le temps réglementaire. Cette prestation confirme les progrès réalisés par la sélection béninoise au fil de la compétition, après une phase de groupes déjà marquée par des performances encourageantes.
Mais face à une équipe rompue aux joutes continentales, la moindre baisse d’intensité se paie cash. En prolongation, l’Égypte a fini par faire parler son vécu et sa profondeur d’effectif, exploitant les espaces laissés par un Bénin émoussé physiquement.
L’expérience égyptienne fait la différence
Sans briller outrageusement, l’Égypte a su attendre son moment. Plus clinique dans les zones décisives, elle a progressivement pris l’ascendant, imposant son rythme et sa maîtrise dans les moments clés. Cette victoire permet aux Pharaons de poursuivre leur route dans la compétition et de confirmer leur statut de sérieux prétendants au titre.
Pour le Bénin, l’élimination laisse forcément des regrets, mais aussi des motifs de satisfaction. Face à un adversaire de ce calibre, les hommes du sélectionneur béninois ont montré qu’ils pouvaient rivaliser avec les meilleures équipes africaines, tant dans l’engagement que dans l’organisation collective.
Une sortie la tête haute
Battus mais respectés, les Écureuils quittent la CAN 2025 avec l’image d’une équipe combative, disciplinée et en constante progression. Leur parcours, marqué par un esprit de sacrifice et une réelle cohésion, constitue une base solide pour l’avenir du football béninois.
De son côté, l’Égypte avance, consciente que la route vers le sacre reste longue et semée d’embûches. Mais face à un Bénin valeureux, les Pharaons ont rappelé une vérité immuable du football africain : dans les matchs couperets, l’expérience finit souvent par faire la différence.
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