La campagne électorale pour l’élection présidentielle en Guinée s’achève officiellement ce jeudi 25 décembre 2025 à 23h59, au terme d’un mois de mobilisation soutenue des neuf candidats en lice. Cette échéance s’inscrit dans le cadre du décret présidentiel publié le 27 novembre par le chef de l’État, le général Mamadi Doumbouya, qui avait fixé l’ouverture de la campagne au 28 novembre.
Pendant quatre semaines, les prétendants à la magistrature suprême ont parcouru le territoire, enchaînant meetings, opérations de porte-à-porte et rencontres de proximité. De Conakry aux régions de l’intérieur, cette intense activité de terrain a visé à capter l’adhésion d’un électorat fortement sollicité, dans un contexte traversé par de profondes attentes politiques et sociales.
Avec la clôture officielle de la campagne, toute forme de propagande est désormais interdite, ouvrant une période de silence électoral avant le scrutin du dimanche 28 décembre. Les électeurs seront alors appelés à départager les candidats et à élire le futur président de la République pour un mandat de sept ans.
Ce scrutin revêt une dimension particulière. Il est appelé à marquer la fin de la transition politique engagée le 5 septembre 2021, à la suite de la prise de pouvoir par le Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD). Depuis cette date, les autorités de transition se sont engagées, sous l’observation attentive des acteurs nationaux et des partenaires internationaux, à rétablir l’ordre constitutionnel à travers l’organisation d’élections crédibles.
Au-delà de la compétition électorale, l’enjeu se situe désormais dans les conditions de déroulement du vote et dans l’acceptation de ses résultats. Le taux de participation, le respect du cadre légal et la gestion de l’après-scrutin seront scrutés avec attention, tant par l’opinion publique guinéenne que par la communauté internationale.
Ils sont neuf candidats à briguer les suffrages pour cette présidentielle aux allures de tournant politique. Plus qu’une simple pluralité d’offres électorales, ce scrutin cristallise un enjeu majeur : clore plus de quatre années de transition et ouvrir une nouvelle séquence institutionnelle. Dans un pays à l’histoire politique marquée par l’instabilité, le vote du 28 décembre apparaît ainsi comme une épreuve de crédibilité démocratique, dont l’issue pèsera durablement sur la stabilité et la gouvernance de la Guinée.
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