Le Mali, qui compte environ 25 millions d’habitants, s’est doté d’une « Stratégie nationale multisectorielle de la promotion de la santé et du bien-être de la population » couvrant la période 2026-2035 et alignée sur les Objectifs de développement durable (ODD) 2030 et la Couverture sanitaire universelle (CSU). L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) au Mali a indiqué qu’elle a apporté son appui technique et financier à l’élaboration et à la validation de ce document stratégique, en partenariat avec l’UNICEF et l’ensemble des partenaires nationaux.
L’agence onusienne spécialisée a réaffirmé son engagement à accompagner le Mali dans la mise en œuvre de cette initiative, afin que la promotion de la santé devienne une réalité pour chaque citoyen.
La Stratégie a été conçue pour améliorer l’état de santé et le bien-être de la population à tous les âges, en agissant sur les déterminants sociaux de la santé grâce à des actions multisectorielles, coordonnées, équitables et durables, a indiqué le ministère malien de la Santé. Cela inclut la réduction de la morbidité et de la mortalité maternelle, néonatale, infantile et juvénile, la lutte contre les maladies transmissibles et non transmissibles, ainsi que la promotion de l’hygiène, de la nutrition et du bien-être mental et social, a précisé le ministère.
Lutte contre les violences faites aux femmes
La stratégie couvre également la lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants, les mutilations génitales féminines (MGF) et les mariages précoces, ainsi que le renforcement de la recherche et de l’innovation dans le domaine de la santé, a-t-on ajouté.
Le système de santé publique au Mali fait face à de nombreux défis, notamment le faible financement du secteur, l’insuffisance et la répartition inégale des infrastructures sanitaires entre zones urbaines et rurales, le manque de personnel qualifié et d’équipements médicaux, les ruptures d’approvisionnement en médicaments, ainsi que les épidémies récurrentes, la progression des maladies non transmissibles et la malnutrition. L’insécurité dans certaines régions touchées par le terrorisme djihadiste et les conflits dans le nord et le centre-sud du pays complique encore davantage l’accès aux services de santé.
dpa
