La République démocratique du Congo (RDC), où les abandons scolaires liés aux grossesses précoces compromettent l’avenir des filles, a interdit toute exclusion des filles enceintes à l’école. « Conformément aux engagements nationaux et internationaux en faveur de l’éducation inclusive et de l’égalité du genre, il est impératif de garantir à toutes les élèves filles, y compris celles enceintes, l’accès et le maintien dans le système éducatif », a indiqué le ministère de l’Éducation dans une note circulaire datée du 14 juillet.
« Tout établissement scolaire doit faciliter le maintien des élèves filles enceintes sans exigence administrative ou scolaire discriminatoire et aucune sanction ou exclusion ne sera tolérée en raison d’une grossesse », a-t-on ajouté. « Rien ne justifie l’exclusion des filles enceintes du système éducatif dès lors qu’elles n’ont pas manifesté l’intérêt de quitter l’école », a-t-on poursuivi. En RDC, « les abandons scolaires liés aux grossesses précoces compromettent l’avenir des filles et renforcent les inégalités », selon le ministère.
L’exclusion scolaire des filles les expose aussi à un cycle de pauvreté
Jusqu’au jour de la publication de la note circulaire du ministère de l’Éducation, le fait pour une élève de tomber enceinte en pleine année scolaire valait son exclusion des établissements scolaires de la RDC, a rapporté « Radio Okapi », un média de la Monusco, la Mission des Nations unies en RDC. « L’exclusion scolaire de ces jeunes filles les prive non seulement d’un avenir éducatif, mais les expose aussi à un cycle de pauvreté, de dépendance économique, voire à une marginalisation durable. Leur maintien à l’école devient ainsi un levier de protection, d’émancipation et de résilience », a indiqué une activiste sociale congolaise.
Le phénomène des grossesses précoces prend de plus en plus de l’ampleur en RDC, en particulier dans la capitale Kinshasa (ouest), d’après Radio Okapi. Parmi les causes, des ONG et des médias citent les mariages précoces, l’exploitation et abus sexuels, les rapports sexuels non protégés et le manque d’information sur la santé sexuelle et reproductive.
dpa
