La Mauritanie a inauguré à Nouadhibou un complexe industriel dédié à la transformation des petits poissons pélagiques, et lancé les travaux de réhabilitation de la jetée commerciale du port autonome de la ville.
D’un coût total de 28 millions de dollars, ce complexe est le fruit d’un partenariat entre l’Autorité Arabe pour l’investissement et le développement agricoles, la Société Mauritanienne de commercialisation du poisson et des partenaires privés nationaux, a indiqué le ministère de la Pêche.
Baptisé Samak poissons en arabe, le complexe s’étend sur 15 000 mètres carrés. Il peut traiter jusqu’à 100 000 tonnes par an et stocker 10 millions de tonnes. Il permettra la création de centaines d’emplois, apprend-on de même source.
Le projet de réhabilitation de la jetée du port de Nouadhibou prévoit la reconstruction des structures porteuses, le renforcement des équipements portuaires, la protection contre la corrosion marine, des travaux de forage et d’entretien, ainsi que la réfection des talus et la remise en état des barrières.
Le projet permettra, en quinze mois, de remettre en service une jetée stratégique, avec à la clé une hausse des capacités, une meilleure fluidité des opérations, une baisse des coûts logistiques et un renforcement de l’attractivité portuaire, selon le gouvernement.
Entièrement financé par l’État et le port autonome de Nouadhibou, le projet coûte 451 millions de nouvelles ouguiyas (11,3 millions de dollars). Cette monnaie, introduite en janvier 2018 dans le cadre d’une réforme monétaire, vise à simplifier les transactions et à ajuster la valeur nominale de la devise.
La pêche en Mauritanie, récemment distinguée par un certificat international de transparence, pèse entre 4 et 10 pour cent du PIB, selon l’Administration américaine du Commerce International. Elle représente également 35 à 50 pour cent des exportations, faisant du secteur un pilier économique majeur pour le pays.
dpa
